Résumé

J.-B.-A. Babron Précis des pratiques de l'art naval en France… (1817)

Toutes les fois qu'on amurera une basse voile, on enverra deux ou trois hommes sur la vergue pour affaler les cargues ; on ne les bordera jamais avant de les avoir amurées ; on ne larguera jamais l'amure avant l'écoute, parce que la voile, capelant alors contre l'étai, donnerait beaucoup de difficulté pour l'amurer. Lorsqu'on est au plus près du vent, on amure les basses voiles jusqu'à ce que le point d'amure ou la poulie touche le dogue d'amure ou minois, et les écoutes se bordent jusqu'à ce que leurs ralingues touchent les premiers haubans.
Source : Gallica

J.-B.-A. Babron Précis des pratiques de l'art naval en France… (1817)

Quand l'idole est la gloire , le fanatisme est une vertu, et je voudrais, je l'avoue, voir tous les marins français ultra fanatiques de la gloire du pavillon blanc.
L'Europe sait que les français ne le cèdent ni en courage ni en sagacité à aucune autre nation ; il nous est encore possible, avec les moyens qui nous restent, de rendre la marine royale de France la protectrice de la liberté des mers, cette propriété de tous et de nul exclusivement; et assez puissante pour faire respecter partout ses droits et son pavillon
Source : Gallica

J.-B.-A. Babron Précis des pratiques de l'art naval en France… (1817)

Il est tout naturel qu'entre deux vaisseaux qui combattent il y en ait un pour lequel il est plus avantageux d'aborder qu'à l'autre : le premier cherche donc à tenter l'abordage ; le second tâche de l'éviter; d'où il résulte que cette différence d'intérêt et d'intention rend cette manœuvre plus difficile à exécuter. Je vais donner les plus communs et principaux cas où on peut engager son ennemi dans un abordage inévitable ; c'est au manœuvrier habile à profiter des circonstances qui s'offrent pour l'exécuter avec succès, ou à les faire naître par des manœuvres savantes.
Source : Gallica

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