Pierre-Marie-Joseph de Bonnefoux

Résumé

Pierre-Marie-Joseph de Bonnefoux Manoeuvrier complet, ou Traité des manoeuvres de mer… (1852)

Il y a bien peu de circonstances de mer, où les deux moteurs soient raisonnablement employés dans toute leur énergie ; et comme le vent ne coûte rien, c'est la machine qu'il faut alors épargner en usant d'une grande détente. Si cela paraît insignifiant en temps de paix et pour de courts trajets, il n'en est pas de même en guerre ou dans une longue navigation. Gaspiller le combustible, expose aux chances les plus fâcheuses, et lors d'un atterrage, un vapeur à court de charbon sent vivement son impuissance, et il a des regrets inutiles d'en avoir brûlé inconsidérément.
Source : Gallica

Pierre-Marie-Joseph de Bonnefoux Manoeuvrier complet, ou Traité des manoeuvres de mer… (1852)

On reconnaît le plus souvent l'approche d'un grain par un nuage à l'horizon plus foncé que ceux qui l'environnent; il s'élève avec une rapidité qui peut révéler sa force à un praticien. A son approche, le jour et la mer se rembrunissent, il brise la crête des lames, et quand un sifflement prononcé se fait entendre, il va fondre sur le navire.
Source : Gallica

Pierre-Marie-Joseph de Bonnefoux Manoeuvrier complet, ou Traité des manoeuvres de mer… (1852)

II. Avant d'étudier la première de ces deux questions, il est nécessaire de se rendre compte de ce qui s'entend par la puissance d'une machine. Toute force est le résultat d'une action naturelle, telle que celles du vent, du poids de l'eau, des muscles des hommes ou des animaux, et enfin de l'expansion ou de la contraction de la vapeur. Une force est une cause tendant à mouvoir un objet pesant s'il est au repos, et à l'arrêter s'il est en mouvement ; elle est produite par la nature; il n'est donné à l'homme que de la modifier.
Source : Gallica

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