Résumé

Emmanuel de Margerie L'oeuvre de Sven Hedin et l'orographie du Tibet (1929)

Les circonstances, écrit-il, qui ont amené une époque pluviaire dans le Nord de l'Afrique et le Sud de l'Asie, et en général dans toute la zone subtropicale, ont également forcé les glaciers de l'Himalaya et du Karakorum à s'accroître et à avancer jusqu'à des niveaux beaucoup plus bas qu'aujourd'hui. La cause originelle a été la même, mais tandis que l'augmentation des précipitations a formé des lacs dans les pays plus chauds, elle a accumulé la neige et la glace dans les pays plus froids, tels que les deux systèmes de montagnes dont il vient d'être question.
Source : Gallica

Emmanuel de Margerie L'oeuvre de Sven Hedin et l'orographie du Tibet (1929)

Quant à la cuvette Rakas-tal-Manasarovar, elle semble bien être la suite du sillon lac Panggong-Gartok (feuille X) , et se prolonger, à l'Est, par la double dépression du Gun-chu-tso et du Tage-tsangpo, dans le grand couloir du haut Brahmapoutre (feuille XIV) .
Au Nord de la cuvette des deux lacs, le sommet isolé du Kaïlas (6 715 m.) est figuré comme occupant le bord d'un haut talus (Ngari-korsum) : il ne semble pas réellement exister de chaîne, dans ces parages, celle que l'auteur, à la suite de BURRABD, désigne sur la planche LXXXIX sous le nom de Kailas Range.
Source : Gallica

Emmanuel de Margerie L'oeuvre de Sven Hedin et l'orographie du Tibet (1929)

La ligne de base de ces six profils, qui correspond au niveau de la mer, a été tracée en tenant compte de la courbure du globe terrestre; en raison de la configuration même de la protubérance tibétaine, leur développement va en augmentant de l'Ouest à l'Est : ils se ressemblent tous, d'ailleurs, avec la profonde dépression du Turkeslan Oriental au Nord, les plaines basses de l'Inde au Sud, et l'énorme saillie du Tibet dans l'intervalle, celle-ci apparaissant toujours soulignée par le Kouen-lun au Nord et par l'Himalaya au Sud.
Source : Gallica

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