Résumé

F.-V. Coinze Bases fondamentales de la bonne culture… (1847)

Cette eau, aspirée, traversant pendant la nuit les tubercules, les racines et le sol arable, dissout les sels nutritifs, alimente la plante, sort de terre, s'attache à la tige, la rafraîchit, la vivifie et s'exhale en ce brouillard que nous trouvons le matin, et que nous appelons la rosée; car c'est à tort, je crois, que l'on suppose que la rosée vient d'ailleurs que de la terre, quand, du reste, tous les végétaux sont à sec.
On peut comprendre, par là, que plus le sous-sol
perméable aura d'épaisseur, plus la plante pourra longtemps se passer de pluie sans dépérir.
Source : Gallica

F.-V. Coinze Bases fondamentales de la bonne culture… (1847)

Mais, si nous voulions en France, mettre en œuvre l'intelligence dont nous sommes capables, si nous profitions de la richesse de notre sol, dans dix ans, nous ne ferions plus qu'une seule et même qualité de pain pour le pauvre et pour le riche; tout le son serait le partage des bestiaux. On ne ferait plus que de la farine blanche; et, en parlant ainsi, je ne cherche pas à pousser au luxe; la vérité est que la farine blanche contient plus de substance nutritive que l'autre, et que la partie grossière a son mérite comme nourriture donnée aux bestiaux.
Source : Gallica

F.-V. Coinze Bases fondamentales de la bonne culture… (1847)

Ces aliments
n'en valent que mieux; et, si l'on ajoute des sauces à d'autres, c'est afin de les rendre mangeables. Le laitage se mange le plus ordinairement sans assaisonnement, et n'en est que plus sain.
Il en est de même du bon sol, qui n'a pas besoin de secours, de stimulants pour produire de bonnes récoltes. Ces récoltes n'en ont que plus de mérite, elles n'en sont que plus saines et plus substantielles, parce qu'elles sont le produit pur de la nature. L'art se trompe, la nature ne se trompe jamais : elle a, si l'on veut, ses bizarreries, mais elle ne change pas.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature