Résumé

Debail Traité élémentaire d'agriculture théorique et pratique… (1858)

Sans bien s'en rendre compte, peut-être le laboureur en ouvrant le sein de la terre aux correspondances atmosphériques, par la douce violence de sa charrue, accomplit un mystère d'amour minéral, assez comparable à celui qui ouvre le sein des fleurs, au soleil du printemps pour la fructification végétale, et le sein de la femelle à la fécondation animale. C'est la première chaine de l'amour qui est partie au premier jour du cœur de Dieu, pour embrasser successivement tous les règnes de la nature et se rattacher sans cesse à son point de départ, par l'intermédiaire humain.
Source : Gallica

Debail Traité élémentaire d'agriculture théorique et pratique… (1858)

L'air, l'eau, la chaleur et les météores électriques, voilà les agents que le labourage met aux prises avec les éléments de la terre cultivée pour produire la végétation.
S'il est vrai que les fumiers de toute nature et les engrais de toutes sortes deviennent dans le sol la nourriture des plantes, il est vrai aussi que l'air, l'eau, la chaleur, la lumière et les météores électriques en sont comme la vie, car sans eux elles meurent, il est donc intéressant et utile aux cultivateurs de les connaître pour les administrer convenablement dans leur culture.
Source : Gallica

Debail Traité élémentaire d'agriculture théorique et pratique… (1858)

On appelle engrais verts, une récolte que l'on enfouit, en guise de fumier, dans la terre qui l'a produite, ou dans toute autre. Les engrais verts sont cultivés exprès, sont le reste d'une récolte faite, ou sont une introduction spéciale d'un terrain sur un autre.
Les végétaux que l'on doit préférer, pour l'emplir cette destination, sont ceux qui tirent le moins de la terre et prennent davantage à l'atmosphère pour leur croissance ; ceux encore qui fournissent le plus de récoltes végétales et qui coûtent le moins pour l'ensemencement.
Source : Gallica

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