Justin Delmas

Résumé

Justin Delmas Conférences agricoles (1874)

Lorsqu'on est bien convaincu que le fumier est le pain qui nourrit la terre, le blé et le cultivateur, on ne peut voir sans le déplorer que tant de matières fertilisantes soient négligées et perdues dans nos campagnes. Combien de débris, de chiffons, de balayures, de déchets de toute sorte qu'on jette de tous côtés, et qui enrichiraient le fumier si l'on avait soin de les y porter. Mais ce qui est triste surtout, et qui offense à la fois la vue et l'odorat, ce sont ces ordures déposées par tous et partout autour de toutes les habitations de paysans.
Source : Gallica

Justin Delmas Conférences agricoles (1874)

On ne fait jamais têter les veaux. Celui qui est chargé de ce soin trait la vache jusqu'à épuisement du lait ; il mesure ensuite au veau celui qui lui est nécessaire, il sait alors ce qu'il fait ; mais nos vachers ne peuvent pas croire qu'on puisse élever un veau sans le faire têter ; et la force de l'habitude ou du préjugé est telle que lorsqu'on exige d'eux qu'ils nourrissent les veaux au baquet, ils y mettent si peu de bonne volonté et le font si mal, qu'ils réussissent rarement, ce qui force, de guerre lasse, à y renoncer.
Source : Gallica

Justin Delmas Conférences agricoles (1874)

RÉGIME DE LA PROPRIÉTÉ ET DE LA CULTURE
EXPLOITATION PAR LE PROPRIÉTAIRE, PAR DES MÉTAYERS, PAR DES FERMIERS.
Le mode d'exploitation d'une contrée a été primitivement basé sur sa situation, son climat, l'aptitude de, son sol, et aussi sur les mœurs, les habitudes et les ressources de ses habitants. Il n'y a, dans notre canton, ni grandes fortunes, ni grandes propriétés. La terre est partagée en exploitations rurales d'inégale grandeur, mais toutes taillées sur le même patron, et qui semblent mesurées à ce que peut cultiver une famille.
Source : Gallica

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