Émile de Laveleye,
Économie rurale de la Belgique
“ Pour que l’humanité atteigne le but qui lui est assigné, faut-il donc, se demande l’éminent écrivain anglais, que les hommes pressés les uns contre les autres soient absorbés du matin au soir dans l’œuvre de la production ? faut-il que toute terre se couvre de moissons et toute prairie de bœufs gras, et ne doit-il plus y avoir sur le globe de place où, dégagé du souci de créer de la richesse, on puisse admirer dans les solitudes les fleurs sauvages telles qu’elles croissent sur le sol abandonné à lui-même et les aspects variés de la nature non encore asservie aux besoins de l’homme ? ”
