Émile Cheysson

Émile Cheysson

Résumé

Portrait de Émile Cheysson Émile Cheysson La production agricole en France… (1885)

La valeur foncière et locative du sol, le prix de la main-d'œuvre, celui des fumures et le rendement étant essentiellement variables d'un pays ou d'un lieu à un autre, on voit qu'il serait chimérique de vouloir établir un prix de revient unique du quintal de blé. Il ne serait pas moins faux, d'autre part, de prétendre que, dans des conditions déterminées, cette évaluation n'est pas possible. Je voudrais d'abord, par un exemple décisif, mettre en relief la prédominance du rendement, toutes choses égales d'ailleurs, sur le prix de revient du blé.
Source : Gallica

Portrait de Émile Cheysson Émile Cheysson La production agricole en France… (1885)

Il est impossible, évidemment, d'assigner un prix de revient unique au blé pour la France, pour l'Angleterre, etc. Bien plus, le prix de revient varie, non seulement de pays à pays, de région à région, mais encore de ferme à ferme et même de champ à champ, comme nous le verrons tout à l'heure. Mais il faudrait bien se garder de conclure de là que l'agriculteur est dans l'impossibilité d'établir, pour ses propres récoltes, un prix de revient au moins très approché sur lequel il pourra baser ses opérations culturales.
Source : Gallica

Portrait de Émile Cheysson Émile Cheysson La production agricole en France… (1885)

Il se produit dans le monde agricole un mouvement plus ou moins réfléchi qu'explique, sans le justifier, selon nous, le malaise général de la culture : la protection douanière, voilà le remède ! semble-t-on s'écrier de toutes parts. On s'adresse aux pouvoirs publics, leur demandant de frapper l'importation des céréales et du bétail d'un droit qu'on n'ose fixer à un chiffre équivalent à la prohibition et dont la quotité varie suivant les milieux, de 3 à 5 fr. le quintal pour le blé, de 15 à 100 fr. par tête de gros bétail.
Source : Gallica

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