Résumé

Société d'agriculture du Cher. Réponses aux questions de l'enquête (1866)

Dans les terrains de riche alluvion, la perfection du bétail a surtout progressé. Le progrès, dans la culture du sol, y est moins sensible que dans les localités moins bien dotées, car, la nature semble avoir pris soin de tout y faire. Dans la plaine calcaire du Berry, les progrès sont et doivent être plus lents qu'ailleurs, bien que déjà ils soient réels. Le motif de ceci tient à la nature du sol et à la faiblesse du capital engagé. Sur les bons plateaux de la plaine calcaire, la culture des prairies artificielles et racines fourragères a pris un développement significatif depuis trente ans.
Source : Gallica

Société d'agriculture du Cher. Réponses aux questions de l'enquête (1866)

Cependant l'homme qui se donne à la culture d'un terrain trop restreint y perd du temps par l'accumulation de soins hors de proportion avec le résultat, et il demande à travailler, lorsqu'on n'a plus besoin de lui. Un cultivateur de l'Est parti ouvrier, devenu gros et riche fermier, grâce à une intelligence et un travail exceptionnels, recommandait aux ouvriers d'acheter toujours de la terre avec leurs économies, mais de la louer, en même temps qu'ils continueraient à louer tout leur temps.
Source : Gallica

Société d'agriculture du Cher. Réponses aux questions de l'enquête (1866)

Comme contrepoids la concurrence manque. Plus de gens à servir, moins de serviteurs. A côté, le dépeuplement des campagnes par l'émigration vers les villes où il y a plus de distraction, de société et de jouissances; l'esprit d'indépendance a augmenté et bien des hommes et des femmes aiment mieux ne travailler qu'à leur jour et à leur heure. Aussi voit-on les champs envahis de force avant tout enlèvement de récolte par de prétendus glaneurs bien valides qui nous refusent leurs bras.
Source : Gallica

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