Résumé

Georges Dupuy Projet de colonage viticole : précédé d'un examen de la situation agricole des pays maigres sous le régime de la liberté commerciale… (1868)

Oui, c'est le règne de la culture à la charrue qui s'affirme; mais celle-ci doit chercher son terrain. Les vieux pays vignobles ne nous appartiennent plus. Le travailleur y possède la terre, et il en chasse la grande propriété, en ne lui laissant pas ses moyens habituels de culture. Que les propriétaires se réfugient donc dans les contrées vierges ; qu'ils y implantent la culture de la vigne et ses procédés économiques. C'est le seul moyen pour eux de vivre et de faire vivre des populations qui, elles aussi, ont soif du bien-être qu'elles voient aujourd'hui répandu partout
Source : Gallica

Georges Dupuy Projet de colonage viticole : précédé d'un examen de la situation agricole des pays maigres sous le régime de la liberté commerciale… (1868)

Bien avant que l'échelle mobile fût abolie, les pays maigres, producteurs de blés, éprouvaient un état de malaise, qui rendait nécessaire une réforme de la culture. Qu'importe alors qu'un régime
économique nouveau soit venu peser encore sur une situation qui ne pouvait plus se soutenir ? il n'a fait que rendre plus urgente, en définitive, la réforme exigée par les circonstances. A un autre point de vue d'ailleurs, il est un bienfait, puisque, ouvrant des débouchés plus vastes aux productions de tous genres de notre sol, il favorise ainsi largement la transformation de la culture.
Source : Gallica

Georges Dupuy Projet de colonage viticole : précédé d'un examen de la situation agricole des pays maigres sous le régime de la liberté commerciale… (1868)

Il est vrai que, chez nous, dans le prix de revient, le loyer de la terre entre pour une part incomparablement plus faible que dans les riches contrées dont nous parlons. Mais, à cause du discrédit dont est frappé notre sol, et à vrai dire à cause de son peu de valeur réelle, en ce qui concerne du moins les productions céréale et fourragère, le loyer foncier est si peu élevé, que, même en ne le comptant pas, le rendement par hectare ne donne pas lieu à un excédant de recettes sur les frais.
Source : Gallica

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