Résumé

Ch. Godart Agriculture. Aux cultivateurs meusiens… (1850)

On recherche l'apparence, on veut de l'éclat, on étale comme le marchand qui a vitraux et magasin sur rue. Malheureusement, quand on soulève de la main cette ceinture brillante de nos villageois, on découvre en dessous des hypothèques , des obligations de toute nature, des ventes à réméré, des protêts d'huissier, des inquiétudes sans nom. En agriculture, tout ce qui brille n'est pas or; le fouet qui claque le mieux ne vient pas toujours de Perpignan; on ne doit pas juger de la valeur d'un cheval à la couleur de sa housse et au bruit de ses grelots.
Source : Gallica

Ch. Godart Agriculture. Aux cultivateurs meusiens… (1850)

Si, avec le bouc, on observe les règles d'hygiène, il n'y a rien à dire. Les nez sont faits pour les odeurs, et alors chacun son goût ; il est permis à quiconque aime le bouc et son arôme d'en avoir un ou même plusieurs.
Mais si, confiant dans un semblable préservatif, le cultivateur néglige l'observation des règles hygiéniques, et se croit assuré contre toutes les maladies, il se fourvoie singulièrement, et je n'en veux d'autre preuve que le temps qui se chargera de détruire un aussi absurde préjugé au prix de quelques têtes de bétail.
Source : Gallica

Ch. Godart Agriculture. Aux cultivateurs meusiens… (1850)

Comme le voyageur égaré finit toujours par trouver un chemin qui le conduit au gîte, le cultivateur d'abord étonné et inquiet saura bientôt que faire et le fera.
Chaque fois qu'un progrès se réalise, soit dans les arts, soit en politique, il s'opère toujours au détriment de quelques-uns et à l'avantage de beaucoup. L'effet immédiat, vulgaire et conséquemment prévu, c'est le détriment ; l'effet consécutif, raisonné, souvent imprévu par ceux-là même au profit desquels il se fait, c'est l'avantage.
Source : Gallica

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