Résumé

De Bénaville Quelques Idées d'un gentilhomme campagnard sur l'agriculture… (1866)

Le véritable progrès en agriculture, en dépit de toutes les théories et innovations que l'on proclame à tort et à travers, est, selon moi, de retirer de la terre le plus de produit avec le moins de frais possible. Il faut donc que le cultivateur ne s'adonne pas seulement à sa charrue et à ses champs, il faut aussi que son intelligence se porte à faire produire le plus possible à tout ce qui concerne l'agriculture, et qu'il arrive, par les soins qu'il doit donner à son bétail, à ne regarder la récolte du blé que comme là moitié de ses ressources.
Source : Gallica

De Bénaville Quelques Idées d'un gentilhomme campagnard sur l'agriculture… (1866)

Un campagnard qui voudrait suivre toutes les idées qui se jettent sur le papier, se donnerait d'abord bien du mal et se verrait bientôt ruiné.
Le progrès, quoi qu'on en dise, ne peut se produire qu'en s'appuyant sur la vieille expérience de nos pères. Le progrès peut améliorer, perfectionner, mais la véritable base de l'agriculture dans chaque pays restera toujours la même. J'entends, moi, par homme de progrès, celui qui fait le mieux et le plus honnêtement ses affaires, et non l'agronome qui se ruine, fût-il médaillé vingt fois.
Source : Gallica

De Bénaville Quelques Idées d'un gentilhomme campagnard sur l'agriculture… (1866)

La meilleure preuve que j'en puisse citer, c'est que nulle part jusqu'ici, sauf dans nos campagnes, je n'ai vu aucun agronome sans charrue rendre à la grenouille le tribut de reconnaissance qu'elle mérite, pour les services réels qu'elle rend tous les ans à l'agriculture, au printemps et en été; quoique son compère le crapaud, peut-être à cause de sa difformité, ait trouvé bien des gens qui lui rendent justice.
Parmi les animaux les plus nuisibles à l'agriculture, on doit citer, entre autres, la petite limace des champs et la sauterelle des prairies.
Source : Gallica

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