Résumé

L. Villermé Revue des Deux Mondes

Au premier pas fait sous les vastes hangars que remplissaient les divers instrumens de notre agriculture, on admirait ce progrès, et l’esprit aussitôt se complaisait à voir le cultivateur d’aujourd’hui dirigeant sans fatigue et la tête haute les attelages et la vapeur qui travaillent pour faire, sans grande dépense de force humaine, ce que le malheureux paysan n’obtenait autrefois qu’au prix de pénibles efforts, en mêlant ses sueurs aux sueurs de ses bœufs.
Inventer ou modifier une machine, c’est-à-dire combiner des moyens mécaniques de produire un résultat cherché, n’est pas chose difficile.
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L. Villermé Revue des Deux Mondes

On n’élève avec profit que dans les pays pauvres, où cependant les chaleurs de l’été ne durcissent pas tellement l’herbe qu’elle soit rendue impropre à la nourriture des jeunes animaux. Dans les pays riches, on se livre plutôt à l’engraissement. Et c’est ainsi que se manifeste une fois de plus l’inexorable partialité de la fortune. Les contrées pauvres auraient besoin de fumier; mais l’insuffisance du sol ne permet guère d’y obtenir cette végétation abondante sans laquelle l’engraissement des bêtes et par suite l’abondance et la bonne qualité du fumier sont impossibles.
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L. Villermé Revue des Deux Mondes

Malgré le grand nombre de lapins, de fouines et de rats dont il nous délivre, les quelques poules qu’il dérobe font qualifier le renard de bête malfaisante; mais on aurait tort d’estimer vraiment nuisibles tous les animaux dont on dit du mal. Le moineau par exemple prélève sur nos récoltes une dîme qui nous irrite; il nous rend pourtant d’indispensables services en faisant une guerre acharnée aux insectes qui détruisent les moissons, et qui sont, eux, par leur nombre infini, la prodigieuse rapidité de leur multiplication et leur petitesse même, nos plus dangereux ennemis.
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