Louis Villermé

Résumé

Louis Villermé Revue des Deux Mondes

Tantôt c’est la rusticité que l’on demande en vue du travail, tantôt au contraire on se préoccupe surtout de la plus ou moins grande aptitude de l’animal à l’engraissement; dans certains pays enfin, l’industrie principale s’exerçant sur le lait, tout est sacrifié à cette production. Le même animal ne peut exceller au même degré, et surtout dans le même temps, comme bête de travail, comme bête lainière et comme bête de boucherie; mais, tout en conservant les caractères propres d’une race, il serait possible de corriger, dans une certaine mesure, les défauts qui la déprécient.
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Louis Villermé Revue des Deux Mondes

L’aspect et les mérites des races vulgaires, c’est-à-dire la taille, l’aptitude à s’engraisser, le poids, la finesse et même la couleur de la toison varient singulièrement. Ce que nos moutons de pays ont de commun entre eux, c’est seulement la grosseur et la rudesse de la laine qui ne convient guère qu’au peigne. Il faut toutefois reconnaître que, si la toison de ces animaux est souvent mauvaise, leur viande est savoureuse et leur rusticité extrême.
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Aujourd’hui l’importance toujours croissante de la boucherie a introduit dans l’administration des étables un troisième élément dont il faut désormais tenir compte. Il est facile de comprendre que l’entretien d’une bête très précoce, qui utilise de bonne heure à la production de la viande presque toute la nourriture qu’on lui donne, soit profitable à l’engraisseur. Cependant, comme ce dernier fait rarement naître tous les animaux sur lesquels il opère, on conçoit que les intérêts de l’éleveur interviennent ici puissamment, et ces intérêts semblent un peu trop oubliés par beaucoup d’agronomes.
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