Résumé

Eugène Liebert Études d’économie rurale. — La Laine et la Viande

Il s’en faut, et de grands devoirs incomberont, quand la paix sera rétablie, aux hommes qui dirigeront les affaires. Un de leurs premiers soins devra être de rendre la liberté commerciale plus universelle et plus complète : il importe que, par d’autres traités, ils obtiennent l’entrée en franchise de tous nos produits, soit bruts, soit manufacturés, dans tous les pays de l’ancien et du nouveau monde ; il faudra encore qu’ils mettent l’agriculture française en état de soutenir la concurrence, en ne lui laissant plus que sa juste part du fardeau dont elle est si lourdement chargée.
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Eugène Liebert Études d’économie rurale. — La Laine et la Viande

On sait ce qui se passe partout où la ferme est doublée d’une usine : le troupeau consomme les déchets de la sucrerie ou de la distillerie. De l’automne au printemps, il s’en engraisse ; pendant cinq ou six mois s’accumule dans la bergerie un précieux fumier, puis toutes les bêtes qui paraissent en état d’être vendues sont livrées à la boucherie. Dans ces conditions, à supposer que les moutons n’eussent jamais porté de laine et qu’on ne connût pas le produit des toisons, pensez-vous qu’on eût négligé comme insignifiant ou nul le profit que donnent les troupeaux soit en viande, soit en fumier ?
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Eugène Liebert Études d’économie rurale. — La Laine et la Viande

En effet, tandis qu’un droit protecteur élevé, un droit équivalant à la prohibition, n’aurait pour résultat que de compromettre gravement les intérêts de l’industrie, qui sont liés si étroitement avec ceux de l’agriculture, un simple droit compensateur ne comblerait pas, d’une part l’énorme différence qui existe entre le prix de revient des laines françaises et le prix de revient des laines coloniales, et ne procurerait d’autre part aucun allégement d’impôt à la nation.
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