Résumé

Jean Girardin Des fumiers considérés comme engrais… (1847)

S'il est vrai que le fumier de cheval enfoui en terre à l'état frais, c'est-à-dire avant toute fermentation, soit très-énergique et plus chaud que celui des bêtes à cornes, il n'est pas moins certain qu'après sa fermentation au contact de l'air et en las, il donne un engrais inférieur à celui des étables. Cela provient de ce que les excréments du cheval, généralement plus secs, s'échauffent rapidement et considérablement, lorsqu'ils sont mis en tas, et qu'alors ils se dessèchent et perdent une proportion considérable des principes les plus utiles, notamment des sels ammoniacaux.
Source : Gallica

Jean Girardin Des fumiers considérés comme engrais… (1847)

Les composts sont spécialement faits pour les prairies, et, comme le disait sir John Sinclair, ils donnent le moyen de faire disparaître la mauvaise et ignorante pratique de répandre des fumiers ordinaires sur les prairies, pratique dont l'effet le plus assuré est de livrer cette précieuse substance en pâture aux insectes, à la chaleur et au vent. Par les composts, on donne non-
seulement aux prairies l'engrais qui leur convient, mais on leur apporte un véritable amendement, qui modifie et améliore peu a peu le sol naturel et le rend plus propre à produire d'excellentes herbes.
Source : Gallica

Jean Girardin Des fumiers considérés comme engrais… (1847)

D'un autre côté, l'augmentation de nourriture qu'on fait consommer au bétail, pour en obtenir une plus grande abondance d'engrais, n'est jamais onéreuse, parce que l'augmentation des autres produits, comme le lait, la graisse, la laine, la viande, ou le travail par les bêtes de trait, paie toujours largement cette augmentation de dépense. En effet, il n'y a pas de bestiaux, de quelque espèce qu'ils soient, qui donnent moins de profit que des bestiaux maigrement nourris.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature