Résumé

Jean Girardin Des Fumiers et autres engrais animaux… (1876)

Il est évident, par exemple, que l'azote n'est pas au même état d'assimilation dans les cuirs, les cornes, les os, les chairs, le sang, la poudrette, le guano, les fumiers, les nitrates, les sels ammoniacaux, comme le prouvent la rapidité d'action des uns, la lenteur des autres, et la durée si inégale de leurs effets fécondants.
Plus les matières employées comme engrais sont susceptibles, sous l'influence des agents atmosphériques, de l'eau et de la chaleur, d'éprouver un changement d'équilibre dans leur constitution, plus leur décomposition spontanée est rapide, plus leur valeur s'accroît.
Source : Gallica

Jean Girardin Des Fumiers et autres engrais animaux… (1876)

On ne réfléchit pas assez qu'avec de l'herbe et des racines en abondance on peut nourrir plus de bestiaux; qu'avec des bestiaux bien nourris on obtient plus de fumier, et qu'avec plus de fumier on peut avoir, sur une moindre surface de terre, autant et plus de grains qui remplissent la cassette du fermier. Aussi maître Jacques Bujault, ce praticien si consommé et si intelligent, disait-il dans son langage naïf et concis : Le pré donne du fourrage, le fourrage nourrit le bétail, le bétail fait le fumier, le fumier produit le grain.
Source : Gallica

Jean Girardin Des Fumiers et autres engrais animaux… (1876)

C'est là, dit-il, j'en suis convaincu, qu'est la plus grande perte subie par les fumiers, parce que les litières grossières qu'on y répand pour recueillir les excréments du bétail, ne peuvent avoir une épaisseur suffisante sans entraver la circulation, et parce que le fumier qui s'y fait ne peut se protéger par sa masse même. S'il pleut, il est lavé, et l'eau de pluie entraine les principes fécondants les plus assimilables; si, au contraire, il fait sec, on risque de voir une évaporation fâcheuse, et le vent emporte la matière fécondante sous forme de poussière.
Source : Gallica

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