Jean-Claude Crussard

Résumé

Jean-Claude Crussard Principes d'agriculture rationnelle (1864)

Ne contenant que de l'ammoniaque avec des acides, le plus souvent inutiles ou très peu utiles et dont d'ailleurs la terre les dépouille ordinairement, ils ne peuvent fournir que ce qu'ils possèdent et jouer un rôle actif que là seulement où l'ammoniaque fait défaut. Vouloir produire de la chaux, de la potasse, de l'acide phosphorique, etc., avec une substance simplement azotée, et, inversement, vouloir produire des matières azotées par le seul emploi de minéraux dans la fertilisation, c'est de nos jours la prétention la plus exorbitante qui se puisse imaginer.
Source : Gallica

Jean-Claude Crussard Principes d'agriculture rationnelle (1864)

Tout au plus, s'il était dans sa nature de faire pénétrer ses racines profondément, pourrait-elle s'assimiler des substances qu'elle emprunterait au sous-sol, et qu'elle verserait ensuite dans la couche arable par son enfouissement.
Mais nous savons que les plantes ne vivent pas uniquement des matières qu'elles trouvent dans la terre ; nous savons qu'elles soutirent encore de l'atmosphère une grande partie des trois principes organiques qui abondent le plus en elles, et que même il en est quelques-unes qui y puisent l'azote que contient leur végétation aérienne.
Source : Gallica

Jean-Claude Crussard Principes d'agriculture rationnelle (1864)

Lorsque l'on applique à une culture quelconque un engrais aussi incomplet qu'un sel ammoniacal, et que cet engrais ne donne pas un résultat rémunérateur, il semble qu'il serait logique, avant de le condamner, de rechercher si la faute en est à l'engrais ou bien à celui qui l'emploie. C'est ce qu'ordinairement on se garde bien de faire, d'abord pour ne pas se donner un tort à soi-même, mais plus souvent parce qu'on procède en aveugle, empiriquement, en sautant à pieds joints sur tout ce qui est principe et raison.
Source : Gallica

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