Léon-Henri Thoinot

Hygiène (1895)

Résumé

Léon-Henri Thoinot Hygiène (1895)

Chacun sait ce que c'est que l'ivresse : l'ivresse est un empoisonnement, une intoxication aiguë, passagère, produite par l'absorption rapide d'une dose trop forte d'alcool.
L'ivresse peut, lorsqu'elle est absolument passagère, lorsque l'excès alcoolique n'est pas répété, ne laisser aucune trace dans l'organisme.
Il en est tout autrement de l'alcoolisme chronique. C'est une épouvantable maladie qui porte sur l'économie tout entière, qui cause la ruine totale de l'individu, dont elle dégrade le moral comme le physique.
Source : Gallica

Léon-Henri Thoinot Hygiène (1890)

L'air, avons-nous dit, ne compte comme éléments normaux que l'oxygène, l'azote, et des proportions infimes d'acide carbonique et de vapeur d'eau.
Mais l'atmosphère dans laquelle nous vivons contient toujours en outre un certain nombre de principes, de corps, dont les uns sont inoffensifs pour nous, et les autres plus ou moins malfaisants. A tous ces éléments anormaux on peut donner le nom d'impuretés de l'air.
Ces éléments, ces impuretés, sont très variables dans leur nature ; ce sont des poussières diverses, des germes microscopiques, des microbes; ce sont aussi des gaz.
Source : Gallica

Léon-Henri Thoinot Hygiène (1895)

Introduites avec les aliments dans l'organisme du mouton, les spores charbonneuses ont trouvé le terrain favorable à leur germination ; elles se sont transformées en baguettes, en bactéridies ; celles-ci se sont multipliées en nombre infini et ont tué le mouton.
Dans cette expérience de M. Pasteur est tout le secret de la contagion du charbon. C'est la spore charbonneuse qui est le facteur, l'agent de la contagion; c'est par elle que, dans la nature, s'effectue le transport de la maladie d'un animal à un autre.
Source : Gallica

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