Bacille du charbon

Définition et enjeux

Portrait de Louis Pasteur Louis Pasteur,  La vaccination charbonneuse : réponse de M. Pasteur à un mémoire de M. Koch (1883)

“ L'opinion que les spores du bacille du charbon peuvent propager le mal charbonneux d'une année à l'autre, de même que les spores du bacille de la flacherie des vers à soie peuvent produire cette maladie les années suivantes, suffirait-elle à nous donner l'étiologie complète et vraie du charbon? Personne ne saurait le soutenir. La connaissance de cette étiologie ne date que de la découverte du rôle des vers de terre. ”
Source : Gallica

Henri Baillon,  Traité de botanique médicale cryptogamique… (1889)

“ Ce serait admettre (ce qui n'est pas neuf) qu'un homme admirablement portant peut avoir en lui toutes les maladies, mais à l'état latent, bien entendu. Et par la constatation des microbes correspondants, on pourrait lui affirmer qu'il a toutes ces maladies; ce qui serait, nous pouvons le dire, excessif.
Quand on disait que le bacille du charbon nuit à la santé par lui-même, parce qu'il enlève au sang l'oxygène dont il a besoin, parce qu'il forme des embolies, etc., on admettait qu'il n'était pas accompagné d'un liquide virulent.
”
Source : Gallica

Portrait de Oscar Israel Oscar Israel,  Traité pratique d'histologie pathologique (1891)

“ Ces microbes se différencient du bacille charbonneux d'abord par leur mobilité quelquefois très vive, mais non constante, et surtout par leur absence dans les capillaires sanguins, siège privilégié des germes du charbon proprement dit. En outre le bacille du charbon symptomatique, de même que le bacille de l'œdème malin, se généralise par les voies lymphatiques et donne des spores dans l'organisme de l'animal vivant, ce qui n'arrive jamais pour le charbon proprement dit. ”
Source : Gallica

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