Résumé

Henri Baillon Traité de botanique médicale cryptogamique… (1889)

Du rose le plus tendre on passe au rouge brunâtre le plus intense; et le vert-olive si foncé qu'il paraît presque noir, mène graduellement au vert-émeraude le plus vif et de là jusqu'au vert doré le plus éclatant. Mais quoique, avec une couleur verte et une fronde extrêmement divisée, quelques Algues de loin présentent tout à fait l'apparence d'une Mousse, d'un Lycopode, ou même d'un petit arbuste phanérogame, avec des branches, des feuilles et des racines, leur tissu n'est jamais constitué que par des cellules.
Source : Gallica

Henri Baillon Traité de botanique médicale cryptogamique… (1889)

Pour nous borner à un exemple frappant, on ne peut nier que le Schizophyte du choléra soit pathogène. « Mais il est avant tout saprophyte, puisqu'il peut non seulement passer une partie de son existence à l'état de saprophyte, mais qu'il en a absolument besoin pour achever son évolution et produire des spores ». (De Bary.) Là où le Bacterium Anthracis est qualifié de pathogène, il n'est pas dans le milieu normal de son évolution; comme la levure de bière dans le liquide sucré, il se noie et lutte contre l'asphyxie.
Source : Gallica

Henri Baillon Traité de botanique médicale cryptogamique… (1889)

La médecine veut des faits positifs et ne se contente pas d'affirmations; mais il est indigne d'elle de repousser de parti pris les innovations par cela môme que ce sont des innovations. Il est puéril et dangereux de dire, avec certains indifférents, qu'il importe peu de savoir ou non qu'une maladie est caractérisée par tel ou tel bacille. C'est comme si l'on disait qu'il importe peu de savoir que la gale est caractérisée par un sarcopte ou la teigne par un trichophyte.
Source : Gallica

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