Léon Moulé

Élements biographiques

Léon Moulé Manuel de l'inspecteur des viandes… (1890)

Dans un pays comme le nôtre, il est impossible de dire à l'ouvrier, à l'indigent, de s'approvisionner de viandes qui ne possèdent plus aucun principe nutritif et que personne d'entre nous ne voudrait voir sur sa table.
Si on brise un os long, la moelle qui, d'ordinaire, chez les animaux bien portants, est blanche et ferme, est transformée ici en une véritable gelée jaunâtre qu'on retrouve dans toute l'économie et jusque dans les sillons du cœur. On dit alors que l'animal n'a pas de moelle et doit être refusé de la consommation.
Source : Gallica

Léon Moulé Les Parasites de nos aliments, par Léon Moulé… (1887)

La viande ou tissu musculaire se compose d'une infinité de muscles qui constituent les leviers destinés à faire mouvoir les rayons osseux. Quand vous découpez un gigot de mouton, vous apercevez nettement des morceaux de viande plus ou moins volumineux, séparés les uns des autres par des interstices béants : ce sont des muscles. Tous ces muscles, si profondément situés qu'ils soient, sont parcourus par des vaisseaux qui se ramifient en tous sens à l'infini, et charrient le sang destiné à leur nutrition.
Source : Gallica

Léon Moulé Les Parasites de nos aliments, par Léon Moulé… (1887)

Je ne trouve, en effet, rien de plus répugnant que la présence dans la viande de ces êtres rampants qui grouillent pêle-mêle, et continuellement en mouvements, s'infiltrent dans les interstices, et, suivant le trajet du tissu conjonctif, s'enfoncent jusque dans les parties les plus profondes du tissu musculaire. Rien ne décèle leur présence à l'extérieur, à moins qu'ils ne soient trop nombreux, aussi l'acheteur est-il tout étonné, quand il coupe son jambon, de tomber sur un nid de ces ignobles et repoussantes bêtes.
Source : Gallica

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