Jean-Henri Fraisse

Résumé

Jean-Henri Fraisse De la métatarsalgie, maladie de Morton (1901)

C’est ainsi que Bosc résume le traitement médical de la métatarsalgie, traitement qu’il juge suffisant dans la plupart des cas bénins ou moyens. Et en effet nous voyons dans la plupart de nos observations les phénomènes douloureux céder peu à peu à ces préceptes de pure hygiène que l’on ne peut qualifier d’orthopédiques, nous voyons les accès devenir moins fréquents, la douleur diminuer d’intensité et de durée, en même temps que la marche devient plus libre et plus dégagée.
Source : Gallica

Jean-Henri Fraisse De la métatarsalgie, maladie de Morton (1901)

Pour lui la compression nerveuse ne paraît pas douteuse et résulte d’une sorte de dislocation de l’avant-pied, surtout des deuxième, troisième, quatrième métatarsiens qui portent à terre, alors que normalement ils ne touchent pas le sol ; mais à l’origine de cette dislocation il ne met pas le traumatisme ou l’entorse mais une lésion primitive de l’articulation du genou ou de la hanche. Si nous supposons en effet une coxa vara ou un genu valgum, le pied portera surtout sur le bord externe, ce qui se démontre par l’usure plus accusée de la chaussure à ce niveau.
Source : Gallica

Jean-Henri Fraisse De la métatarsalgie, maladie de Morton (1901)

On conçoit qu’une telle douleur puisse gêner le malade, ce qui s’observe surtout au moment du paroxysme douloureux. Le malade en effet évite de porter la pointe du pied sur le sol ; il marche sur les talons et la partie externe du pied; de ce fait il a une démarche lourde, gauche par suite de la suppression de l’élasticité des articulations de l’avant-pied, qui donne de l’élégance à la marche; il semble d’autre part, à voir marcher le malade de loin, qu’il marche sur des cailloux ou sur un sol inégal qui l’oblige à de multiples précautions.
Source : Gallica

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