Voûte plantaire

Définition et enjeux

Jean-Baptiste Deperthes Histoire de l'art du paysage depuis la renaissance des beaux-arts jusqu'au dix-huitième siècle… (1822)

La voûte qui les domine ne brille point d'un bleu d'azur diversifié par des nuages d'or et de pourpre ; un ciel âcre ou plombé répand de toutes parts une lumière tantôt incertaine et blafarde, tantôt vigoureuse et tranchante avec la noirceur d'ombres fortement prononcées ; les arbres plantés sur ce terrain n'y produisent point un ombrage favorable aux bergers et aux troupeaux; d'énormes troncs noueux, dépouillés en partie de leur écorce et de leurs branchages,
élèvent audacieusement jusqu'aux nues leurs cimes battues par les vents et les tempêtes.
Source : Gallica

M. Ferdinand von Hochstetter Le Tour du monde

Mais le tronc, parfaitement cylindrique, dresse sous le dôme de verdure sa majestueuse colonne, dont les belles proportions ne sont pas altérées, comme dans les autres arbres, par les branches latérales ou les plantes parasites. L’œil peut suivre sans obstacle les lignes pures du tronc depuis le bas jusqu’en haut, à l’endroit où les branches vigoureuses forment, en s’entrelaçant, une épaisse voûte d’un vert sombre, à travers laquelle la lumière du soleil rayonne comme des étoiles d’or dans le demi-jour de la forêt.
Source : Wikisource

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