J.-Paul Trouillet

Élements biographiques

J.-Paul Trouillet Questions coloniales, par J.-Paul Trouillet… (1889)

Comme point de ravitaillement sur la côte orientale d'Afrique, Obock, que nous occupons depuis quelques années seulement, a une importance exceptionnelle qui ne peut échapper à quiconque se préoccupe de l'avenir de notre colonisation. Placé à l'entrée de la mer Rouge, sur la côte d'Abyssinie, il est admirablement situé pour servir de dépôt de charbon, d'eau et de vivres à tous nos navires de guerre ou de commerce en communication avec nos possessions d'extrême Orient, d'Océanie, de Nouvelle-Calédonie et de Madagascar, et qui étaient jusqu'à présent tributaires de la colonie anglaise d'Aden.
Source : Gallica

J.-Paul Trouillet Questions coloniales, par J.-Paul Trouillet… (1889)

S'il est une colonie qui semble justifier l'assertion banale que la France ne sait pas coloniser, c'est sans aucun doute la Guyane : nulle part peut-être la colonisation française ne s'est montrée aussi stérile. Tandis qu'à côté d'elle la Guyane hollandaise prospère, que la Guyane anglaise compte près de 300,000 habitants et voit son mouvement commercial dépasser 100 millions, la Guyane française ne possède pas d'autre industrie que l'exploitation de ses mines d'or.
Source : Gallica

J.-Paul Trouillet Questions coloniales, par J.-Paul Trouillet… (1889)

Ce qui frappe tout d'abord, quand on examine la répartition actuelle des forces militaires en Annam et au Tonkin, c'est la diffusion excessive des unités sur toute l'étendue du pays, depuis la frontière maritime jusqu'aux confins les plus reculés. Une foule de postes militaires, composés de fractions de compagnies indigènes, tirailleurs ou chasseurs annamites, et de quelques soldats français, sont disséminés, un peu au hasard, aussi bien dans les plaines du Delta, du fleuve Rouge et dans les vallées de l'Annam que dans les pays montagneux qui les séparent de la Chine et du Laos.
Source : Gallica

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