Résumé

Les guêtres, ma canne et mon manteau… (1891)

La marche à pied est le meilleur moyen de la conserver à tout âge.
Pour bien marcher il faut avant tout se bien chausser.
Ma longue expérience m'a fait donner la préférence au soulier sur la botte et le brodequin, mais à la condition de le compléter par des guêtres.
Leur supériorité est bien vite admise d'une manière incontestable par tous ceux qui en ont pris l'habitude.
J'ai lu dans un journal en 1881 : On vient de déposer un projet de loi par lequel le soulier napolitain est substitué au soulier actuel et à la guêtre pour la chaussure des troupes à pied.
Source : Gallica

Les guêtres, ma canne et mon manteau… (1891)

Une bottine de ce dernier genre bien faite en deux parties distinctes, qui empêchent la chaussure d'être tout d'une venue, fait paraître le pied plus petit.
Rien n'était gracieux comme un joli pied de femme avec sa cambrure naturelle bien marquée, chaussé d'une bottine lacée dont le bout était en cuir verni et la tige en drap de soie marron.
Cette chaussure était autrement aristocratique que les bottines de femme que l'on voit maintenant à la porte des chambres d'hôtel, qui ne diffèrent
de celles des hommes que par la dimension et encore pas toujours!
Source : Gallica

Les guêtres, ma canne et mon manteau… (1891)

C'est une chose des plus importantes que la chaussure du soldat. Malheureusement toutes les questions d'équipement militaire sont décidées par des gens qui passent leur vie sur des ronds de cuir dans le ministère, et non par des hommes ayant avant tout l'expérience de la marche.
Ce qu'il y a de plus triste, c'est que la spéculation s'en mêle ; on éprouve le besoin de changer ce qui existe pour gagner de l'argent, sauf à revenir plus tard au système abandonnée, pour se procurer un nouveau gain. Cela préoccupe beaucoup plus que de faciliter la marche du soldat.
Source : Gallica

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