Résumé

Ch. Reboux Les ficelles de Paris (2e édition… (1864)

Il existe un très grand nombre de restaurants d'où l'on ne sort qu'à moitié nourri, et dont la cuisine ne répond nullement aux apparences. C'est qu'en effet le fond de la clientèle ordinaire n'est pas riche et dîne au cachet, c'est-à-dire pour un prix qui varie de 1 fr. 25 à 2 fr. 50.
Et pourtant le passant alléché voit briller, dans les vitrines disposées avec art, de superbe gibier, des primeurs, des fruits admirables dont l'aspect le séduit et l'entraîne.
Source : Gallica

Ch. Reboux Les ficelles de Paris (2e édition… (1864)

Comment rester impassible, et ne pas se représenter une famille éplorée, en lisant une affiche annonçant la perte d'une grosse somme en billets de banque, par un pauvre garçon de recettes au désespoir, etc. ? — Il est pourtant sage de ne pas prodiguer tout d'abord sa sensibilité, car il est arrivé parfois qu'il n'existait ni porteur éploré ni billets perdus, et que tout simplement
une maison de commerce, ne pouvant faire face à une grosse échéance, n'était pas fâchée d'avoir, moyennant cent affiches, un prétexte qui, du moins, sauvât les apparences.
Source : Gallica

Ch. Reboux Les ficelles de Paris (2e édition… (1864)

On s'imagine généralement qu'une vente mortuaire se compose d'objets ayant appartenu à un défunt; en province, il en est ainsi. A Paris, c'est autre chose : il existe une ignoble phalange, aux instincts de requin, que les mots après décès affriandent : brocanteurs, camelots, juifs, fripiers, tous tripoteurs effrontés, s'en viennent là faire mentir la mort, étalant sur les trottoirs Voisins des rebuts de fabrique qui n'ont jamais rien eu de commun avec le défunt. Et il se trouve des passants assez simples pour croire, en achetant ces ordures, qu'ils profitent d'un heureux hasard.
Source : Gallica

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