Léopold Courouble

Léopold Courouble

Résumé

Portrait de Léopold Courouble Léopold Courouble Madame Kaekebroeck à Paris

La vie nocturne, la vie de luxe et de plaisir commençait.
Au milieu du grondement de cette fourmilière enfiévrée, Adolphine se blottissait contre son mari. Elle était saisie d’une vague angoisse ; elle pensait à ses enfants, à sa calme maison de la rue du Boulet ; elle avait peur de disparaître dans les remous de cette marée humaine, d’être emportée très loin, vers des gouffres, comme un fétu de paille.
Et Joseph, lui aussi, songeait : quelle dose de talent, de savoir-faire et de chance pour conquérir un nom, pour n’être pas le premier venu, la monade imperceptible dans cette multitude !
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Portrait de Léopold Courouble Léopold Courouble Madame Kaekebroeck à Paris

À cette vue, Hippolyte déposa vivement sa tasse sur un guéridon et se jetant aux genoux de la jeune femme :
— Oh, Madame Thérèse, s’écria-t-il dans le désordre de ses mèches éplorées, si vous saviez comme j’ai été malheureux pendant ces trois mois ! Je ne pensais qu’à vous... Vous m’aviez dit : « à Noël » et j’attendais Noël de tout mon cœur ! Et voilà que ce soir c’est Noël ! Et tantôt, vous ne m’avez seulement pas embrassé en me revoyant et vous me dites « vous » ! C’est affreux, vous savez ! Alors, vous ne m’aimez plus ?
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Portrait de Léopold Courouble Léopold Courouble Madame Kaekebroeck à Paris

Dès le lendemain, Adolphine assurait « qu’elle n’aurait pas été gênée de se débrouiller toute seule » dans cette grande ville. Elle fanfaronnait, grisée par ce mouvement, cette foule, cette fête splendide de couleur et de vie.
Au surplus, rien ne divertissait Joseph comme ces infiltrations parisiennes qui se manifestaient déjà dans le langage de sa femme. Elle s’était d’abord moquée de ces « dis donc », de ces « voyons voir », de tous ces « â » pesamment chapeautés d’accent circonflexe.
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