Résumé

Abel Desjardins Le Monument de Vercingétorix, souvenir d'un vieux Bourguignon… (1869)

Pourtant au Panthéon, que de sa main puissante Elle élève à ses fils, une gloire est absente, Un siège, un seul, n'est pas rempli.
C'est celui du chef magnanime Qui'fut le dernier des Gaulois, Celui du défenseur sublime De la patrie et de ses lois; Qui tint la victoire incertaine
Et l'arracha presque des mains Du plus renommé capitaine Qu'aient jamais connu les Romains ; Qui, dans sa fière indépendance, A servir l'étranger né put pas consentir ; Qui pour la Gaule, pour la France, Combattit en héros, et mourut en martyr !
Source : Gallica

Abel Desjardins Le Monument de Vercingétorix, souvenir d'un vieux Bourguignon… (1869)

A l'entour, le reflet de quelque torche errante, D'un foyer qui s'éteint la lueur expirante, Le cliquetis lointain de l'airain et du fer, Attestent sans relâche à l'héroïque Alise Que César a juré sa perte, et qu'elle est prise Comme en un cercle de l'enfer.
Après quarante jours de lutte et d'agonie, L'impuissante cité succombe, ensevelie Dans un sommeil sans rêve, ainsi qu'en un linceul ; Contre un destin plus fort sa valeur s'est brisée, De faim et de fatigue elle tombe épuisée : Tout dort ; un homme veille seul.
Source : Gallica

Abel Desjardins Le Monument de Vercingétorix, souvenir d'un vieux Bourguignon… (1869)

Tout-à-coup le grand chef sent son ardeur renaître ; Il tressaille, il a cru de loin voir apparaître Quelque signal inusité.
Il attend. puis il pousse un long cri d'allégresse ; La foule des guerriers autour de lui se presse Et se répand sur les remparts : Plus de tristesse, plus d'alarmes, Des Gaulois ils ont vu les armes Étinceler de toutes parts !
Oui, c'est la Gaule tout entière Qui, de l'une à l'autre frontière, S'ébranle et court défier le danger, Revendiquer sa vieille indépendance, De ses enfants tenter la délivrance, Et repousser le joug de l'étranger.
Source : Gallica

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