Jacques-Gabriel Bulliot

Résumé

Jacques-Gabriel Bulliot Oppidum de Bibracte - 1876 (1876)

Sous la domination romaine, le Beuvray, malgré l’abandon de Bibracte, n’en fut pas moins le rendez-vous de toutes les populations d’alentour au moment de sa foire et de son pèlerinage, car les Romains — contrairement à une opinion reçue — furent très tolérants pour la religion des vaincus, toutes les fois qu’elle ne touchait point à la politique, et acceptèrent avec la plus grande facilité les génies des sources et des rivières, les fées des fontaines, les maires..., etc., en un mot toutes les divinités des Gaulois.
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Jacques-Gabriel Bulliot Oppidum de Bibracte - 1876 (1876)

Si l’on songe aux conditions physiques où se trouvait la Gaule, à ces guerres permanentes qui faisaient de ce pays un vaste champ-clos, dans lequel les tribus n’étaient occupées qu’à s’attaquer ou à se défendre, à soutenir ou à entreprendre des siéges, on doit convenir qu’il n’existe, sur aucun point du territoire Éduen, un lieu plus merveilleusement approprié que le mont Beuvray aux exigences d’un état de choses aussi violent.
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Jacques-Gabriel Bulliot Oppidum de Bibracte - 1876 (1876)

« Les Éduens — dit ce géographe — ont une ville, Chalon-sur-Saône, et une forteresse, Bibracte. »
L’organisation nouvelle donnée à la Gaule par Auguste semble avoir décidé de la suppression de l’ancien oppidum. Rome ne voulut pas laisser entre les mains d’une population toujours remuante une forteresse de cette importance qui, à un moment donné, pouvait offrir aux insurgés un point d’appui des plus solides.
Bibracte fut détruite avec Gergovie et remplacée comme elle par une ville de création romaine. Elles prirent l’une et l’autre le nom d’Auguste : Augustodunum — Augustonemetum
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