“ Bibracte fut détruite avec Gergovie et remplacée comme elle par une ville de création romaine. Elles prirent l'une et l'autre le nom d'Auguste: Augustodunum--Augustonemetum;--et Bibracte fut transportée à Autun, comme Gergovie à Clermont.Les Romains--ces maîtres dans l'art de coloniser--ont fait usage assez fréquemment du moyen dont nous parlons, soit pour châtier une cité rebelle, soit pour briser les dernières résistances d'un pays récemment conquis. ”
Bibracte
Définition et enjeux
Bibracte, oppidum gaulois des Éduens, fut un centre religieux et politique avant d'être remplacé par la ville romaine d'Augustodunum (Autun). Les auteurs comme Jacques-Gabriel Bulliot soulignent son déplacement vers une localisation plus accessible, tandis qu'Eumène examine les noms symboliques associés à cette ville.
Stendhal et Albert Lecoy de La Marche mettent en avant son rôle historique et religieux, et André Philippe évoque ses vestiges archéologiques. Ces approches, mêlant histoire, linguistique et archéologie, révèlent une continuité culturelle entre l'Antiquité et l'époque romaine.
Citations sur “Bibracte”
Eumène, Traduction des discours d'Eumène (1854)
“ Ainsi, dans l'espèce, l'idée religieuse représentée par Bibracte, l'idée politique représentée par Julia, Polia. appartenaient à tous les pays qui formaient le territoire éduen; mais les noms qui représentaient ces idées appartenaient toujours exclusivement à Bibracte, à Julia, à Polia. Voilà en quel sens nous souscrivons à l'opinion du savant annotateur. ”
Stendhal,
Mémoires d’un Touriste
“ Comme cette opération ne finit pas, je vais raconter l’histoire d’Autun, que j’ai étudiée dans la bibliothèque de M. Ranville. Tout le monde sait que nous sommes ici dans cette fameuse Bibracte, capitale du pays des Æduens, que Pomponius-Mela appelle les plus illustres des Celtes (ou Gaulois) , et dont César parle si souvent [8] . ”
Eumène, Traduction des discours d'Eumène (1854)
“ Mais, dit-on, si on adopte quod, il faudrait, pour être conséquent, lire dictum est au lieu de dicta est. A cette difficulté, nous répondons que si nous admettions la leçon quod, au lieu de faire de ce mot le sujet du verbe dicere, nous en ferions le complément, ce qui rendrait la phrase parfaitement conforme aux règles de la grammaire. Ainsi on pourrait dire : Antiquum Bibracte dicta est Julia Polia Florentia : Julia Polia Florentia a porté le nom de Bibracte; et la phrase serait régulière. ”
Jacques-Gabriel Bulliot, Oppidum de Bibracte - 1876 (1876)
“ « La montagne de Beuvray, en la cime de laquelle était l’ancienne Bibracte, est aujourd’hui en dedans le duché et pays de Nivernois............... « Il est vray-semblable que les plus anciennes villes bâties après le déluge, ayent été mises ès-cimes des montagnes, et depuis, à cause de l’incommodité des lieux hauts, ayent été transférées en lieux plus bas et de plus facile accès ; ainsi les habitants de ce haut Beuvray se soient transférés au lieu où est de présent Authun, et pour l’honneur d’Auguste César l’ayent nommé Augustodunum. » ”
Albert Lecoy de La Marche, Vie de saint Martin : évêque de Tours… (1895)
“ Durant de longs siècles, ils se sont rassemblés chaque année, le premier mercredi de mai, au sommet du Beuvray, pour demander, non plus à la déesse Bibracte, mais à son illustre remplaçant, protection et santé. De nos jours même, ils y retournent quelquefois, et de curieux vestiges des anciens rites païens se mêlent aux pratiques de leur dévotion mal éclairée : ceux qui redoutent les sorts s'agenouillent auprès de la fameuse fontaine en jetant derrière leur épaule gauche une baguette de coudrier ; les fiévreux boivent de son eau ”
Eumène, Traduction des discours d'Eumène (1854)
“ Car il suffit quelquefois qu'il se soit écoulé quelques siècles, pour qu'un texte clair pour les contemporains devienne inexplicable pour la postérité. Ne pouvant débrouiller le nœud, Livinéius a pris le parti de le couper, moyen expéditif de se tirer d'embarras. h. Patarole. Il admet avec M. de Valois que Bibracte et Augustodunum ou Flavia sont deux villes différentes. Bibracte, dit-il, est une ville de Bourgogne, à peu de distance d'Augustodunum ”
André Philippe, Guide du Congrès d'Avallon, en 1907 (1907)
“ Nous parlerons plus loin des fouilles de Bibracte, retrouvée sur le plateau du mont Beuvray, à 27 kilomètres" à l'est d'Autun. La date de l'abandon de cette puissante ville gauloise est indiquée par les trouvailles numismatiques. Au mont Beuvray, la série des monnaies romaines s'arrête, en effet, cinq ou six ans avant l'ère chrétienne. C'est donc à cette date que doit se placer la désertion de l'oppidum et le transfert de ses habitants dans la nouvelle ville. ”
Bibliothèque nationale, Vrai ou faux ? : copier, imiter… (1991)
“ V.S.L.M. « À la déesse Bibracte, Publius Caprilius Pacatus, sevir Augustalis, s'est acquitté de son voeu de son plein gré, avec reconnaissance ». L'allure de la plaque, l'aspect et la technique des lettres, le texte même prouvent qu'il s'agit d'un faux. L'objet veut imiter le type de la tabula ansata fréquente, qui est rectangulaire, avec des appendices en queue d'aronde. Les lettres sont toujours gravées dans les plaques antiques, soit dans la cire du modèle, soit dans le bronze, avec un outil pointu qui, dans les deux cas, creuse un sillon en V ”
Antoine Robert, Un contemporain de d'Aguesseau… (1869)
“ Heureusement on ne remonte pas toujours aussi loin, à travers les ténèbres de l'espace et du temps. Après les Grecs et les Assyriens, les Bourguignons ont quelquefois leur tour. — Et alors, ce sont nouvelles conjectures et nouvelles discussions sur la colonne de Cussy, le tombeau de Chyndonax, la situation de Bibracte et les ruines du mont Beuvrai (2) . Pour faire trêve à ces graves travaux, Bouhier, qui reçoit « des lettres et des journaux de toute part, » les communique à ses amis (3) . ”
Jacques-Gabriel Bulliot, Oppidum de Bibracte - 1876 (1876)
“ Presque toutes ont le cou ou la face marquée d’un trait fait par un instrument tranchant. Nos antiquaires appellent ces pièces des « Auguste à cou coupé. » L’usage de mutiler les pièces de monnaie, par haine du maître, date de loin, comme on le voit. IIREMPARTS ET PORTES DE L’OPPIDUM Les remparts de l’oppidum ont — depuis l’époque gauloise — toujours servi de limite pour les droits d’usage des populations. ”
Étienne Bénézet, La bergère de Pibrac, ou La vie de la bienheureuse Germaine Cousin (1866)
“ Ce sont ordinairement les moins religieux qui s'imposent à l'opinion , la forment et la règlent: Les indifférents suivent tout naturellement l'impulsion, et les meilleurs se laissent parfois surprendre et entraîner par le torrent. C'est ce qui arriva à Pibrac en ce qui regardaitla bergère : la sincérité de sa dévotion fut généralement méconnue , son vrai nom disparut peu à peu sous la dénomination dédaigneuse qu'on lui avait donnée, et elle ne fut plus nommée, dans tout le village, que la Bigote , jusqu'au moment où le ciel manifesta sa sainteté par des miracles éclatants. ”
Giuseppe Boero, Vie et miracles de la B. Germaine Cousin… (1867)
“ Mais voici la merveille : au lieu de pain, il tomba du tablier une pluie de très-fraîches et belles fleurs qui n'avaient jamais été connues dans le pays et qui ne pouvaient venir d'ailleurs, puisqu'on était en plein hiver. Dieu permit que deux hommes de la terre de Pibrac se trouvassent là pour être témoins du prodige, car ces gens, voyant la marâtre courir toute en furie contre sa belle-fille, et en devinant la cause, voulurent la suivre, pour défendre, s'il se pouvait, la pauvre jeune fille contre des voies de fait. ”
Joseph Roux, Souvenirs du bocage vendéen (1898)
“ Ses mains sont toujours sûres. Mais épuisé de fatigue et de faim, Il roule inerte au gazon du chemin. Les Bleus, joyeux de leur riche capture, L'ont entouré... Les tourments et l'injure Pleuvent sur lui, mais Bibard est chrétien : Comme le Christ, il souffre, il ne dit rien. Frappé, sanglant, il entre dans la ville, Le corps brisé, mais l'âme bien tranquille ; Il est jeté, par ces lâches bandits, Dans la prison : la Tour de Charles dix. Son dur geôlier, fils de la République, Prolonge alors la cruauté publique. Du chapelet que Bibard, sur son coeur, Portait toujours, le Bleu frappe en fureur ”
Maxime Fourcheux de Montrond, Sainte Germaine Cousin, bergère de Pibrac (1868)
“ Le souvenir des vertus et des bons exemples de la bergère ne périt point parmi les habitants de Pibrac ; mais ceux qui l'avaient connue disparaissaient peu à peu de ce monde, et l'on finit par oublier la place où reposait sa dépouille. Le Ciel ne l'oubliait point. Dieu, toujours admirable dans ses saints, et qui garde leurs ossements', avait marqué ce tombeau d'un signe d'honneur et de miséricorde, pour le rendre éclatant au jour fixé dans ses desseins ! ”
Giuseppe Boero, Vie et miracles de la B. Germaine Cousin… (1867)
“ La marâtre est représentée avec un air outré d'indignation et avec un bâton à la main; on la voit secouer avec furie le tablier de la servante de Dieu, qui, par son air serein et tranquillt, forte qu'elle est de son innocence, montre qu'elle ne craint ni les menaces ni les coups. Se tiennent sur les côtés Pierre Paillès et Jeanne Salaires, habitants de la terre de Pibrac, accourus pour arracher la pauvre enfant des mains de sa belle-mère furieuse, et frappés, émerveillés en voyant tomber du tablier de Germaine, au lieu de pain, une pluie de fleurs. ”
Étienne Bénézet, La bergère de Pibrac, ou La vie de la bienheureuse Germaine Cousin (1866)
“ C'est par eux que l'humble bergère de Pibrac, dénuée de toute force physique, étrangère à toute science humaine, inconnue dans une ferme reculée d'un village ignoré, a pu réaliser sans bruit, sans vaine parade, cet idéal du sage, après lequel couraient inutilement les hommes les plus illustres des temps anciens, cet idéal où non-seulement ils ne purent jamais arriver, mais qu'ils ne purent même jamais concevoir. ”
Alexandre Bivort,
Cerise Bigarreau monstrueux de Mezel
“ Le point pistillaire est petit, rond, roux et proéminent ; la couture est superficielle ; le pédoncule, long de 5 à 6 centimètres, est grêle, placé dans une cavité large et arrondie. La chair est ferme, succulente, d’une saveur douce, sucrée, très-bonne, ressemblant à celle du Bigarreau noir, mais plus relevée. ”
Joris-Karl Huysmans,
Croquis parisiens
(1880)
“ Bouée formidable et grandiose , signalant les brisants de la ville , Bicêtre complète cette désolante image de la vie , qu' évoque déjà en nous la Bièvre , si joyeuse et si bleue à Bue , plus malingre , plus noire à mesure qu' elle s' avance épuisée par les constants labeurs qu' on lui inflige , impotente et putride alors qu' ayant terminé sa lourde tâche , elle tombe , exténuée , dans l' égoût qui l' aspire d' un trait et va la recracher au loin , dans un coin perdu de Seine . ”
Boccace,
Le Décaméron
(1350-1354)
“ Interrogée par les dames, avant qu’elle eût couché avec Néerbale, sur la façon dont elle servait Dieu dans le désert, Alibech répondit qu’elle le servait en remettant le diable en enfer, et que Néerbale avait commis un grand péché en la détournant d’un tel service. Les dames lui demandèrent alors : « — Comment remet-on le diable en enfer ? — » La jeune fille, par paroles et par gestes, le leur montra. De quoi elles se prirent si fort à rire, qu’elles en rient encore ”
“ Bigarreau ! s’écria-t-il. Il se rappelait maintenant ce gamin de huit ans aux cheveux embroussaillés, couleur de paille, qui vagabondait dans les rues de sa petite ville, vêtu d’une mauvaise chemise et d’un pantalon en loques, et qui se drapait dans ses guenilles avec une insouciance et une drôlerie si amusantes. Ses joues rebondies et rosées, ses lèvres couleur de cerise lui avaient valu ce nom de « Bigarreau » dont l’avaient baptisé les gens du cru. ”
Maxime Fourcheux de Montrond, Sainte Germaine Cousin, bergère de Pibrac (1868)
“ Un prodige plus éclatant que tous les autres miracles vint augmenter la dévotion des peuples envers la bergère : ce fut la protection éclatante dont elle couvrit les habitants de Pibrac en 1692. Durant l'été de cette année, on vit un jour, par un mouvement spontané, les villageois épouvantés accourir à l'église, se précipiter en foule autour du tombeau de Germaine, et la supplier de protéger leurs maisons, leurs moissons et leurs fruits. ”
Albert Tulle de Villefranche, L'aumônier de l'hospice de Bicêtre… (1871)
“ Babick, orné de ses insignes, armé de l'inévitable sabre et de l'indispensable pistolet, vient à Bicêtre où demeure l'un de ses anciens patrons; l'entretien, tout fatigant qu'il est pour un homme intelligent, se passe, sinon sans contradictions réciproques, du moins sans contestations fâcheuses. Dès ce jour, l'abbé comprit que toute conciliation était impossible, et qu'il fallait en arriver à une lutte à mort. ”
Georges de La Fouchardière,
Le Bouif errant
(1918)
“ Je parle toujours sérieusement, continua Cagliari. Bicard, vous avez été autrefois le plus puissant roi du monde. Vous avez dominé Ninive et Babylone. Vous fûtes l’amant de Sémiramis. Vous avez eu des armées, des courtisans, des femmes, des palais, des trésors. Enfin, vous avez été le splendide Sémoikalphalzar, dont la momie a été retrouvée par Mme Dieulafoy dans les fouilles de Ninive. Bicard, chaque homme vivant n’est que la réincarnation d’une autre unité d’une génération disparue. On ne peut se détruire tout à fait. Le corps se désagrège peut-être, mais l’esprit demeure ”
Jean Hurabielle, Au Pays du bleu. Biskra et les oasis environnantes… (1899)
“ La ville moderne de Biskra, malgré son cachet exotique et la singularité de son marché, de ses boutiques arabes et mozabites, de ses cafés maures et de ses brunes aimées, n'est pas de nature à satisfaire entièrement la curiosité du touriste et de l'hiverneur. Il lui faut voir l'oasis elle-même, l'ancienne ville berbère ruinée et les six ou sept ksours dont l'ensemble constitue ce que l'on appelle le Vieux Biskra. ”
Anonyme, Les Mille et Une Nuits
“ CLXIIe NUIT. Le jeune boiteux continuant son histoire : « Seigneur, me répliqua le barbier, vous me faites une injure en m’appelant babillard : tout le monde au contraire me donne l’honorable titre de silencieux. J’avois six frères, que vous auriez pu, avec raison, appeler babillards ; et afin que vous les connoissiez, l’aîné se nommoit Bacbouc, le second Bakbarah, le troisième Bakhac, le quatrième Alcouz, le cinquième Alnaschar, et le sixième Schacabac. C’étoient des discoureurs importuns ; mais moi qui suis leur cadet, je suis grave et concis dans mes discours. » ”
Boccace,
Le Décaméron
(1350-1354)
“ Et tandis qu’ils étaient ainsi, Gabriotto, jetant un grand soupir, l’embrassa et dit : « — Hélas ! mon âme, aide-moi, car je meurs ; — » et ayant ainsi dit, il retomba à terre sur l’herbe du pré. Ce que voyant la jeune fille, elle le releva, l’attira sur son sein et dit quasi tout en pleurs : « — Ô mon doux seigneur, que te sens-tu ? — » Gabriotto ne répondit pas, mais tremblant et couvert de sueur, au bout d’un court espace de temps il passa de la présente vie. ”
Victor Barrucand, Dans l'ombre chaude de l'Islam (1921)
“ Biskra-Laouta, Beni-Mora, Sidi-Okba.Ils sont désolés, stériles et gris, ces environs sans charme de Biskra, où s’indique déjà une route véritable, au lieu de l’imprévu charmant des pistes sahariennes. Ce n’est pas plus le désert que Biskra n’est aujourd’hui la reine des oasis. Biskra, reine déchue, souillée, oasis d’étalage, aménagée pour distraire les oisifs, et qui perdit son âme, l’âme profonde, l’âme mystique et pure du Sahara. ”
Zénaïde Fleuriot,
Bigarrette (2e édition)
(1876)
“ Vous connaissez tous Mouslachol, mon vieux barbet Moustachot; vous avez tous su que l'an dernier il a sauvé de l'étang du Grand-Chêne un enfant qui se noyait; il est l'intelligence même, la fidélité même : ce n'est qu'un chien. Vous connaissez Bigarrette, ma petite poule Bigarrette ; elle est étonnante de finesse : ce n'est qu'une poule, elle n'a pas d'âme. ”
Achille Mélandri,
Le capitaine Bigarreau (4e éd.…
(1913)
“ Leur ami Willman, qui logeait à la caserne Neuve en qualité de chirurgien-major de la garnison, leur prodiguait ses soins. En peu de temps, il mit Bigarreau sur pied, mais la guérison de Tougne fut beaucoup plus difficile. Ce dernier pouvait passer, à juste titre, pour ce que l'on appelle un mauvais malade. Indocile, il se moquait des ordonnances du médecin, qui l'avait mis à la diète et lui recommandait de ne boire que de l'eau claire, ce qui n'était pas du goût du blessé, dont nous connaissons déjà la préférence pour un rouge bord. ”
Achille Mélandri,
Le capitaine Bigarreau (4e éd.…
(1913)
“ Un brick, cela représente l'indépendance, la fortune, la gloire pour mon petit Bigarreau! Il en deviendra le capitaine, plus tard. après moi, quand j'aurai cargué toutes mes voiles, que je serai réduit à l'état de vieux ponton impotent. Alors, il se mariera. Nous voulons une riche héritière, et jolie donc!. et de bonne famille, s'il vous plaît!. Un brick! pourquoi pas une jolie corvette, après tout?. Ah! si j'avais moins gaspillé les doublons de ma ceinture dans tous les cabarets du monde, ce serait facile! Malheureusement, quand on n'a personne à qui penser, on ne fait pas d'économies. ”
Paul Birukov, Léon Tolstoï, vie et œuvre
“ « L’obscurité blanche nous paraissait vaciller devant nos yeux. Les nuages étaient si bas qu’il semblait qu’on les poussait sur nous. On ne voyait point de feux dans ce blanc où résonnait le bruit de nos pas dans la neige. Le vent tourbillonnait sur la cime des trembles. J’achevai mon récit sur ce fait que l’Abrek entouré se mit à chanter, et ensuite se jeta de lui-même sur le poignard. Tous se turent. — « Pourquoi a-t-il chanté quand on l’a entouré ? » demanda Siomka. ”
