Antoine Robert

Résumé

Antoine Robert Un contemporain de d'Aguesseau… (1869)

« c'était, comme il l'a dit lui-même de son successeur à l'Académie, l'homme de tous les talents, de toutes les sociétés et de toutes les œuvres. » Vous ne serez donc pas étonnés de voir le continuateur d'Hérodote, chercher dans les anciennes coutumes de Bourgogne la trace des institutions disparues, et ouvrir ainsi des horizons nouveaux à notre histoire nationale, au temps même où Voltaire n'apercevait dans le moyen-âge qu'une vilaine « histoire de loups. » (1) Pour accomplir ces différents travaux, Bouhier avait heureusement sous sa main la plus belle bibliothèque de la Bourgogne.
Source : Gallica

Antoine Robert Un contemporain de d'Aguesseau… (1869)

« On ne jette point l'ancre dans le fleuve de la vie. » Emporté par le courant des affaires, toujours consulté ou toujours plaidant, ne quittant un dossier que pour en prendre un autre, il a bien peu de temps pour la méditation et l'étude; il n'en a point même, s'il ne sait en conquérir par son énergie ou s'en ménager par son habitude du travail.
Nul mieux que Bouhier n'eut cet art difficile de trouver du temps.
Source : Gallica

Antoine Robert Un contemporain de d'Aguesseau… (1869)

« Je suis persuadé que dans vos 700 vers, il y en a trois « ou quatre cents qui sont aussi bien tournés et, comme disent nos beaux « parleurs, aussi bien frappés que les plus beaux de Racine ou de Boileau, — « il ne faut point leur laisser de camarades qui leur fassent honte. »
Pour moi, je dirai que le président Bouhier avait ce talent facile qui suffit pour donner une réputation aux vivants, mais non pour conserver aux morts la renommée. — Il n'avait pas ce feu divin qui embrase l'âme des poètes et qui, seul, donne à leurs œuvres le souffle de l'immortalité.
Source : Gallica

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