Paul Cunisset-Carnot,
La querelle du président de Brosses avec Voltaire
(1888)
“ Alors avec une magnanimité, une grandeur d'âme dont l'ostentation si naïvement audacieuse nous désarme, Voltaire pardonna au président de Brosses tout le mal qu'il lui avait fait. Il voulut reprendre avec lui un commerce épistolaire, et poussa la sérénité de conscience jusqu'à lui écrire, en novembre 1776 : « Pour moi, à l'âge où je suis, je n'ai d'autre intérêt que celui de mourir dans vos bonnes grâces ! » — On ne peut s'empêcher de dire avec le grand Frédéric se plaignant de Voltaire à Darget: « Je suis indigné que tant d'esprit et de connaissances ne rendent pas les hommes meilleurs. » ”
