Emmanuel Bousson de Mairet, Éloge historique et littéraire de l'abbé d'Olivet… (1839)
“ Un traducteur, dit-il dans son histoire de l'Académie, doit être un Prolée qui n'ait point de forme immuable, et qui sache prendre tous les caractères de ses originaux ; mais pour cela, outre la souplesse'du génie, il faut de la patience, vertu qui manque plus que le génie aux Français, et qui manque surtout aux traducteurs : car tout écrivain ne fait d'efforts qu'à proportion de la gloire qu'il se promet de son ouvrage ; et comme les traducteurs savent que le public n'attache qu'une gloire médiocre à leur travail, aussi sont-ils sujets à ne faire que des efforts médiocres pour y parvenir. ”
