Résumé

Emmanuel Bousson de Mairet Éloge historique et littéraire de l'abbé d'Olivet… (1839)

Un traducteur, dit-il dans son histoire de l'Académie, doit être un Prolée qui n'ait point de forme immuable, et qui sache prendre tous les caractères de ses originaux ; mais pour cela, outre la souplesse'du génie, il faut de la patience, vertu qui manque plus que le génie aux Français, et qui manque surtout aux traducteurs : car tout écrivain ne fait d'efforts qu'à proportion de la gloire qu'il se promet de son ouvrage ; et comme les traducteurs savent que le public n'attache qu'une gloire médiocre à leur travail, aussi sont-ils sujets à ne faire que des efforts médiocres pour y parvenir.
Source : Gallica

Emmanuel Bousson de Mairet Éloge historique et littéraire de l'abbé d'Olivet… (1839)

La langue et la littérature françaises lui doivent beaucoup : en simplifiant la grammaire quant aux mots déclinables, il en facilita l'étude et prépara les progrès que la science a faits après lui sous la plume des Beauzée, des Condillac, des Dumarsais, des Wailly, des Lemare. En commentant Racine, il sema dans ses remarques des observations fines et judicieuses, qui ontaplani une foule de difficultés, et révélé des beautés qui échappent sans peine à un lecteur qu'emporte l'intérêt du sujet ou le charme des vers
Source : Gallica

Emmanuel Bousson de Mairet Éloge historique et littéraire de l'abbé d'Olivet… (1839)

Dans un tel état de choses, il est peu étonnant que Bacon ne crût pas devoir assigner à la Grammaire un rang élevé dans les connaissances humaines. Ne se servant que du latin, qui lui était aussi familier que sa langue maternelle, il ne reconnaissait pas une incontestable nécessité à l'art grammatical, appliqué à un idiome devenu étranger à ses contemporains, et qui, loin de recevoir aucune amélioration, ne pouvait désormais que se corrompre.
Source : Gallica

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