Résumé

Joseph Tolra de Bordas Éloge de Pellisson , par M. l'abbé J. Tolra de Bordas… (1860)

Les oeuvres d'un homme ne sauraient se séparer de sa vie, et c'est de Pellisson surtout que cette observation est vraie. Combien de fois n'a-t-on pas dit que ses écrits manquaient d'unité? N'y a-t-il pas toujours unité dans la vie que la Providence a départie à chacun, et n'y aura-t-il pas unité dans les oeuvres, dès là que celles-ci seront en rapport avec les diverses circonstances de la vie? En un mot, n'est-il pas vrai que l'unité consiste bien moins à cultiver un seul genre de connaissances, qu'à maintenir dans une harmonieuse conformité les écrits d'un auteur avec sa vie?
Source : Gallica

Joseph Tolra de Bordas Éloge de Pellisson , par M. l'abbé J. Tolra de Bordas… (1860)

La fixité d'une langue n'est donc pas sa pérennité dans le repos, mais une pondération de forces, et comme une puissance d'haleine dans le discernement du faux. En un mot, la beauté, la paix, l'unité et la vérité de la parole, comme la beauté, la paix, l'unité et la vérité de la vie, reposent sur ce religieux équilibre qui protège la chair contre les dédains de l'esprit, et surtout l'esprit contre les invasions de la chair.
C'est bien ainsi, croyons-nous, que Pellisson entendait cette conciliation victorieuse des deux principes de la fixité et du progrès
Source : Gallica

Joseph Tolra de Bordas Éloge de Pellisson , par M. l'abbé J. Tolra de Bordas… (1860)

Jamais peut-être le caractère et le coeur ne furent en harmonie chez un homme comme chez Pellisson; en effet, ce qui domine dans sa vie, c'est une inaltérable fidélité : fidélité à l'amitié, fidélité aux traditions du langage, fidélité à son roi, fidélité à sa conscience ; de sorte qu'il a pu dire de lui-même sans présomption, qu'il s'efforça toujours, autant que la vanité et la faiblesse humaine le lui purent permettre, de faire sa première passion de l'honneur et du devoir.
Source : Gallica

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