Résumé

Portrait de Villemain Villemain L’Académie française

Quoiqu’il en soit de cette prééminence absolue de la cour en fait de goût et de bon langage, si elle était avouée sans flatterie à l’époque même où l’Académie comptait ses plus grands hommes, qui, à la vérité, étaient aussi de la cour, il n’en fut pas de même après Louis XIV, et lorsqu’on tomba des magnificences de son âge mûr et de la dignité de sa vieillesse aux corruptions d’une autre époque.
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Portrait de Villemain Villemain L’Académie française

Quant à ses historiens, sans parler du premier et du meilleur de tous, Pélisson, ni de l’abbé d’Olivet, qui lui succéda, le plus récent après l’un et l’autre, enlevé à l’Europe savante en 1783, est déjà bien loin de nous : c’est d’Alembert, homme de génie dans les sciences mathématiques, au jugement de ses pairs de son temps comme du nôtre, et très spirituel amateur des lettres, cœur noble et droit, avec des doctrines sceptiques, et penseur philosophe, non pas plus pénétrant et plus fin, mais moins discret que Fontenelle.
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Portrait de Villemain Villemain L’Académie française

Satisfaite et justement glorieuse de sa Société royale de Londres, dès-lors immortalisée par Newton et trop exclusivement célébrée par Voltaire, qui oubliait les admirables travaux de notre Académie des sciences, l’Angleterre, forte d’ailleurs de ses deux savantes universités de Cambridge et d’Oxford, continua de se passer d’une académie de langue et de littérature anglaises, et n’en eut pas moins de bons écrivains au parler indigène et nerveux, d’éclatans orateurs au langage habile et populaire.
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