Résumé

Joseph Lingay Éloge de l'abbé Millot,... [par J. Lingay… (1814)

Le suc de la vraie philosophie donne en même temps au style et de la substance, et de la couleur, il en fait la forée et la beauté.
Si je me suis laissé entraîner au plaisir de citer un aussi long morceau, et si j'interromps à regret le fil d'une citation que j'aurais pu prolonger beaucoup, c'est que je vois dans cette critique des discours académiques l'éloge de ceux de l'Abbé Millot, et que j'y trouve déjà une définition de cette philosophie que j'ai promis de définir dans le sens que notre historien lui prêtait, et de la manière dont il l'appliquait à ses compositions historiques.
Source : Gallica

Joseph Lingay Éloge de l'abbé Millot,... [par J. Lingay… (1814)

Voilà cette philosophie de l'Abbé Millot, aussi éloignée de l'impiété que du fanatisme, aussi peu timide que peu téméraire. Aucune branche de la littérature ne se rattache à la morale plus intimement que l'histoire. Distinguons avant tout la morale, de ces moralités que l'on a voulu introduire dans l'histoire comme dans tous les autres genres. L'histoire et la morale, dit encore l'Abbé Millot, sont étroitement liées l'une à l'autre.
Source : Gallica

Joseph Lingay Éloge de l'abbé Millot,... [par J. Lingay… (1814)

J'ai déjà fait observer que l'Abbé Millot, plus philosophe qu'orateur, ne s'élevait jamais à ces fières et sublimes beautés de l'éloquence dont les chaires chrétiennes avaient retenti depuis Bossuet. L'Abbé Millot ne, faisait entendre que le langage austère d'une vertu rigide, à des courtisans dont l'oreille n'est séduite que par les sons flatteurs d'une élocution harmonieuse; il faut à leur ame endormie, de fortes émotions, comme à leurs sens émoussés, de vives jouissances.
Source : Gallica

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