“ Ils avaient pour mot d’ordre : le beau, le bon, l’utile désintéressés. Cette institution, qui commençait et qui a conservé longtemps le même esprit, s’est illustrée depuis par l’adjonction successive de plusieurs noms éclatants, et par une succession non interrompue d’hommes d’élite. En les groupant, il n’est pas douteux qu’elle ne les ait multipliés. L’académie de Mâcon a remplacé pendant plusieurs années cette académie de Dijon, foyer littéraire de la Bourgogne, berceau du nom de Jean-Jacques Rousseau et de Buffon. Malgré mon inexpérience et mes années, mon oncle voulut m’y faire recevoir. ”
Académie de Dijon
Définition et enjeux
Citations sur “Académie de Dijon”
Claude-Xavier Girault, Manuel de l'étranger à Dijon
“ On inféra de là que Piron dédaignoit toutes les réunions littéraires ; l’Académie de Dijon peut fournir la preuve contraire : il y fut reçu académicien honoraire le 11 janvier 1762, et se montra même très sensible à cette marque d’estime, ainsi qu’à l’honneur que lui fit cette compagnie de placer son buste au salon des séances parmi ceux des grands hommes de la province ”
Joseph Bard,
Dijon, histoire et tableau : depuis les temps les plus reculés jusqu'à l'Assemblée nationale…
(1849)
“ Legouz de Gerland donna son cabinet d'histoire naturelle et un jardin botanique, le président de Ruffey et Madame de Rocliechouart, leurs médaillers, et M. du Terrail fonda un nouveau prix. Ce temps est celui de la gloire pour l'académie de Dijon. Elle publiait des mémoires, distribuait des prix recherchés, faisait des cours suivis de botanique, de chimie, de matière médicale, d'anatomie, d'accouchements. Ses concours étaient illustres. Elle établit un observatoire à l'instar des grandes capitales. ”
Dominique Roget de Belloguet, Origines dijonnaises dégagées des fables et des erreurs qui les ont enveloppées jusqu'à ce jour… (1851)
“ Ni l'administration municipale du dernier siècle, ni même la célèbre Académie de Dijon, qui existait depuis quatre-vingts ans, n'avaient daigné s'occuper des monuments de cette ville. Enfin, et c'est du moins un service dont on ne peut refuser le mérite à Millin, la voix d'un étranger attira l'attention de cette société savante sur les richesses de son propre sol. ”
Jules Lemaître,
Jean-Jacques Rousseau
“ Un jour, nous promenant ensemble, il me dit que l’Académie de Dijon venait de proposer une question intéressante, et qu’il avait envie de la traiter. Cette question était : Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? Quel parti prendrez-vous ? lui demandai-je. Il me répondit : Le parti de l’affirmative. — C’est le pont aux ânes, lui dis-je ; tous les talents médiocres prendront ce chemin-là, et vous n’y trouverez que des idées communes, au lieu que le parti contraire présente à la philosophie et à l’éloquence un champ nouveau, riche et fécond. ”
Claude-Xavier Girault, Manuel de l'étranger à Dijon
“ Depuis, cette rue a pris le nom de Chapelotte, de celui de la petite collégiale que je vous ai signalée ; lors de la révolution, on lui a donné le nom de Voltaire, qui n’a d’autre rapport avec Dijon que d’avoir été membre de l’Académie de cette ville, et d’avoir habité long-temps le château de Ferney dans le ressort du parlement, de l’intendance et de l’administration des Élus de Bourgogne ; mais un grand homme appartient à tous les pays, et c’est un hommage rendu par Dijon à l’auteur de la Henriade, de Mahomet et d’Alzire. ”
Pierre Flourens,
Des manuscrits de Buffon : avec fac-similé de Buffon et de ses collaborateurs
(1860)
“ Il était membre de l'Académie de Dijon, et fut élu, en 1758, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Il mourut à Paris, le 7 mai 1777, auteur des Lettres sur l'Italie; le président Ruffey 1, l'un des fondateurs de l'Académie de Dijon; Jean Nadault2, dont la famille s'allia deux fois à celle du naturaliste; un abbé Le Blanc5, éternel candidat à l'Académie française; un capucin Ignace4, éternel commensal du seigneur de Montbard. ”
Claude-Xavier Girault, Manuel de l'étranger à Dijon
“ Il mourut à Dijon le 9 mai 1812 ; en lui s’éteignit et le nom, et les talens poétiques des Piron. Nous sommes sur la place S.t-Jean : portez vos regards à gauche, le bâtiment qui termine votre point de vue, est l’hôtel de l’Académie des sciences. La patrie de tant d’hommes célèbres dans tous les genres, devoit leur offrir un point de contact, un centre de réunion. ”
Claude-Xavier Girault, Manuel de l'étranger à Dijon
“ Jean-Philibert Maret, oncle du précédent, né à Dijon le 8 novembre 1705, y mourut en octobre 1780. C’étoit un chirurgien de grand mérite ; une foule de mémoires relatifs à son art, parmi lesquels on remarque ceux sur l’ouie, l’hydrophobe, la pierre, le bec de lièvre, l’hermaphrodite Drouart, lui ont mérité une place distinguée parmi les membres de l’académie de Dijon. Le docteur Maret publia son éloge. L’intendance de Bourgogne, créée en 1629, a eu long-temps son hôtel à l’extrémité de cette rue, dans un bâtiment qui appartenoit aux Bénédictins. ”
Jules Simonnet, Essai sur la vie et les ouvrages de Gabriel Peignot… (1863)
“ Dès le 28 novembre, en effet, il était nommé membre de l'Académie de Dijon, où l'avait déjà précédé la réputation de ses ouvrages. Sans rien perdre de l'enjouement qui fait le charme de sa correspondance, il commence à faire quelques retours sur lui-même ”
Antoine Robert, Un contemporain de d'Aguesseau… (1869)
“ Six lettres responsives concernant la capacité des fils de famille en Bourgogne pour tester. RéflexionS de Me., avocat à la Cour, sur les Lettres responsives de Me.,.. (1) Le:père avait été nommé professeur de droit en 1723, c'est-à-dire, dès la fondation de l'Université de Dijon* Le Sts aété secrétMre de l'Académie de Dijon : il a laissé entre autres ouvrages Les Lois ecclésiastiques lifées des seuls Livres saints. Dijon, 1753. Son éloge, qui fut le premier prononcé dans l'Académie de Dijon, est inséré au 1.1 des Mémoires, p. cixin. ”
Le deuxième Centenaire de l'Académie nationale des sciences… (1901)
“ Moins rigoureux, le Doyen de la Faculté de Droit de Dijon se borna à imposer aux étudiants lyonnais l'obligation de prendre personnellement leurs inscriptions et d'élire un domicile à Dijon. Il ne les astreignit pas à suivre les cours, et ces jeunes gens purent continuer à résider à Lyon. La conséquence est aisée à deviner. A Grenoble, le nombre moyen des inscriptions, qui avait été en 1868-1869 de 221, descendit en 1869-1870 à 175 : diminution 46, tandis que, à Dijon, le nombre des élèves s'éleva de 229 en 1868-1869, à 255 en 1869-1870. ”
Le R. P. Sauvade, Éloge de Michel Pélissier, écuyer… (1862)
“ Dans ces intervalles, cette ville, célèbre par sa puissance dans la plus haute antiquité , voyait dans son sein les sciences et les arts se préparer un asile. L'édifice croissait dans le silence ; la satyre, monstre né de l'envie et de la médiocrité, se déchaîna : un juste mépris émoussa ses traits ; l'Académie s'établit, et l'acquisition qu'elle fit bientôt de M. de Féligonde ne contribua pas peu à donner de la consistance à cet établissement. Un académicien n'est pas un personnage de décoration. Cette place qui couronne le savoir ne permet pas de se reposer sur son acquit. ”
Joseph Bard,
Dijon, histoire et tableau : depuis les temps les plus reculés jusqu'à l'Assemblée nationale…
(1849)
“ FONTAINE ST-MICHJEL. C'est un joli petit monument élevé sur un puits artésien mal réussi, foré en 1829. L'établissement d'une pompe a tout concilié. — J'aurais aimé qu'on le couronnât d'une statuette de l'archange St-Michel, comme on a fait à Lyon pour la fontaine de la place St-Jean, qui représente le Précurseur baptisant J.-C. ACADÉMIE. Hector-Bernard Pouffier, par son testament du i" octobre 1725, fonda l'académie des sciences, arts et belles lettres de Dijon, qui partage avec celle de Rouen , l'honneur d'être la plus célèbre de toutes les académies provinciales. ”
Georges-Louis Leclerc comte de Buffon,
Correspondance inédite de Buffon…
(1860)
“ M. de Clugny, qui me paraît être fort de vos amis, et que vous venez de recevoir à votre Académie, me fit le plaisir de me dire de vos nouvelles à son retour de Dijon; c'est un homme de mérite, et duquel je fais grand cas. Mes respects, je vous supplie, à Madame. Je ne vous parle pas de mes vœux au commencement de l'année, parce que dans tous les temps mes sentiments sont les mêmes pour vous, mon cher Président, et que cette année, comme toutes les précédentes, je suis et serai avec un sincère et respectueux dévouement votre très-humble et très-obéissant serviteur. ”
Notice des objets d'art exposés au musée de Dijon (1860)
“ Voici ce que dit M. Picardet l'aîné dans un Mémoire sur les Ecoles où l'on enseigne l'art du dessin, et sur l'utilité d'un pareil établissement en faveur des métiers ; lu à l'Académie de Dijon le 31 juillet 1767. Il met en note : « M. Venevaut (Nicolas) , peintre en miniature, natif de « Dijon, est le premier de nos compatriotes qui ait été de l'A» « cadémie royale de peinture, et M. Lallemand, excellent payi « sagiste, qui est aussi né dans cette ville, le second digne de 1 « l'être. » ”
Joseph Bard,
Dijon, histoire et tableau : depuis les temps les plus reculés jusqu'à l'Assemblée nationale…
(1849)
“ L'école gratuite de musique est située dans les dépendances du palais où l'on professe aussi les cours de géométrie appliquée aux arts et de mathématiques populaires (tour de Bar) . L'académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon et sa bibliothèque occupent encore dans le logis-du-roi devenu palais communal, depuis que la munici- palité s'y est fixée, deux salles qui leur ont été cédées par délibération du conseil municipal, du 20 novembre 1841. ”
Joseph Bard,
Dijon, histoire et tableau : depuis les temps les plus reculés jusqu'à l'Assemblée nationale…
(1849)
“ V qui réduisit à des honneurs et à des titres , les grandes positions féodales de la vieille France du moyen-âge. L'élan scientifique, philosophique et littéraire du XVIIIe siècle, y fut vivement senti dans la société, dans l'académie, dans les cloîtres ; Dijon eut une littérature locale, un esprit public particulier, une vie à soi. Un homme résuma merveilleusement tout ce fracas d'idées dont sa patrie était le centre ”
Claude-Xavier Girault, Manuel de l'étranger à Dijon
“ Mais M. Pouffier voulut que ces libéralités servissent en même temps à l’avantage de la science. N’ayant pu obtenir pour la ville de Dijon une université complète, pour laquelle, dans une disposition antérieure, il avoit assuré une partie de ses biens ; il voulut compléter en quelque sorte les facultés qui manquoient, et institua une Académie pour s’occuper de la médecine et des arts, composée de six honoraires, douze pensionnaires et six associés, sous la direction de cinq magistrats ”
Joseph Bard,
Dijon, histoire et tableau : depuis les temps les plus reculés jusqu'à l'Assemblée nationale…
(1849)
“ Des travaux sérieux sortent tous les jours de l'Académie dijonnaise entrée si largement dans une voie où l'opinion publique et les applaudissements de la province la suivront, de la commission départementale des antiquités à laquelle un irrésistible élan de patriotisme et d'histoire est imprimé. ”
J. Goussard, Nouveau guide pittoresque du voyageur à Dijon… (1861)
“ BERTBOT (Nicolas) , né à Dijon, le 23 décembre 1776, mort dans la même ville, le 20 janvier 1830. Mathématicien et professeur distingué, il fut successivement professeur des arts et métiers à l'Ecole centrale de Dijon, et de mathématiques au lycée (4804) professeur de mathémati- qnes appliquées à la faculté des sciences (1809) ; recteur de l'Académie de Dijon (1815) il refusa la chaire de géométrie descriptive à l'Ecole polytechnique, fut nommé inspecteur général honoraire (1823) chevalier de la Légiond'Honnear (1821) , puis officier (1838) , haut titulaire de l'Université (1846) . ”
C. -M. Savarit, Revue des Deux Mondes
“ Marseille pleure encore les 36 fauteuils qu’elle avait acquis si péniblement en 1785. Les Académies, lorsqu’elles se reconstituèrent pour la plupart, au temps du Consulat et de l’Empire, se retrouvèrent presque toutes dans le biblique dénuement de Job. À Dijon, l’hôtel même de l’Académie fut donné aux Facultés. Les Compagnies ressuscitées ne purent reprendre la publication partielle de leurs mémoires que grâce aux modestes subventions des départements et des villes. Pendant le XIXe siècle, les dons, legs et fondations de prix permirent à la plupart des Académies de retrouver une vie normale. ”
Catalogue d'une nombreuse collection de livres anciens… (1852)
“ Dijon, 1723, pet. in-4. 3114. Edits et reglemens pour l'Université de Dijon, avec les anciens édits concernant les études dans toutes les universités du Royaume. Dijon, 1744, pot. in-12, v. jaspé, fil. (Notes et additions manuscrites. ) 3115. Plan général d'institution, particulièrement destiné pour la jeunesse du ressort du parlement de Bourgogne. — Règlement pour la police et la discipline du collège Godran, de Dijon. - Règle- ment pour le collège Godran. Dijon, 1763-65, 3 part. 3116. Statuts et règlemens de l'académie établie à Dijon par lettres-patentes du Roy. ”
Dominique Roget de Belloguet, Origines dijonnaises dégagées des fables et des erreurs qui les ont enveloppées jusqu'à ce jour… (1851)
“ Ce fut M. Baudot père qui fit l'acquisition de cette urne, postérieurement à l'année 1808 , car il n'en dit pas un mot dans ses Observations sur le passage de Millin à Dijon, quoiqu'il soit souvent question dans son livre de l'ancien Forum de cette ville, qu'il pensait avoir retrouvé sous l'emplacement de la Ste-Chapelle. Je ne sache pas non plus que M. Girault ait parlé nulle part de ce monument (1) ; ce qui me fait penser, (1) Je no vois pas davantage que l'Académie de Dijon s'en soit ja- ”
Claude-Xavier Girault, Manuel de l'étranger à Dijon
“ Hoin, son second fils, né à Dijon le 5 juin 1750, premier peintre de Monsieur, frère de Louis XVI, doyen de l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, est aujourd’hui Conservateur des Musées de peinture, sculpture et gravure de cette ville. ↑ Cet avocat J. Richard, natif de Dijon, étoit un érudit, vir multæ lectionis, et un agréable poëte latin : ses vers, dit Ch. Févret, respiroient la gravité de Virgile, la finesse de Martial, la douceur de Catulle ; il est l’annotateur de Pétrone, et laissa des fragmens historiques sur l’ancienne origine des Francs. ”
Monument de saint Bernard, érigé à Dijon en 1847 (1847)
“ Pas un Dijonnais, pas un Bourguignon qui n'ait relevé la tête avec fierté devant cette merveilleuse composition, devant cette œuvre si grandiose et si monumentale, désormais l'un des plus beaux ornements de la cité et de la Province. C'est alors que M. le Président de l'Académie, à la vue du grand homme et du grand saint sur lequel tous les regards étaient encore fixés , a prononcé un remarquable discours , dans lequel il résume la vie, les travaux , le génie, les vertus de St. ”
J. Goussard, Nouveau guide pittoresque du voyageur à Dijon… (1861)
“ Dijon, 1491 Capitulum generale cisterciense; Dijon, 1490 trois manuscrits intitulés Chrorticon breue rerum in Burgundiœ Ducatu gestarum, a 1473 ad 1480; Chronicon cisterciense, qui ne va que jusqu'au XIVO siècle, et un catalogue des manuscrits que possédait l'ordre de Ctteaux à cette époque. (1 avait été fait conseiller d'Etat par Louis XI. 36. CLÉMENT (François) , né à Bèze, à quelques lieues de Dijon, le 7 avril f714 entra dans la congrégation des Bénédictins de Saint-Maur, et fut reçu membre associé de l'Académie des inscriptions. Il fut l'un des hommes les plus érudits du XVIIIe siècle. ”
J. Goussard, Nouveau guide pittoresque du voyageur à Dijon… (1861)
“ Le Lycée impérial, l'Ecole de droit, les cours de la Faculté des sciences et des lettres, l'Ecole de médecine et de pharmacie ont doté la ville de Dijon d'un enseignement supérieur complet elle n'a rien à désirer non plus sous le rapport de l'instruction primaire. An premier rang des écoles destinées à propager cet enseignement il faut placer l'Ecole normale primaire. Elle est destinée à former des instituteurs pour les communes du département et à imprimer vne bonne direction à l'instruction donnée aux enfants des campagnes. ”
J. Goussard, Nouveau guide pittoresque du voyageur à Dijon… (1861)
“ La ville de Dijon entretient trois grandes écoles primaires la direction en est confiée au supérieure de l'Ecole normale les différentes classes sont professées par les élèves de cette école, qui font ainsi l'essai de leurs fonctions d'instituteurs. De nombre élèves sont admis dans ces établissements, dontle premier est ouvert dans l'église de l'ancienne maison des Jésuites, rue du Petit-Potet; le second dans une vaste salle située sur le rempart de Tivoli, et le troisième dans un édifice municipal situé rue du Nord, près la place Saint-Nicolas. ”
Joseph Bard,
Dijon, histoire et tableau : depuis les temps les plus reculés jusqu'à l'Assemblée nationale…
(1849)
“ Plus spirituel, plus malin, plus railleur, plus instruit qu'ailleurs, il s'amusait beaucoup. Dans les corporations d'arts et métiers, on retrouvait tout le génie dijonnais. Joignez à tout ce qui versait dans Dijon, le mouvement, la variété et la vie, un théâtre où nul comédien médiocre n'eut été souffert, les cours publics, les splendeurs du culte, les monuments des arts, les musées populaires dans les rues et sur les places, et vous comprendrez quel doux séjour offrait cette ville au penseur, à l'homme de société et de plaisirs élevés. ”
