Résumé

Le deuxième Centenaire de l'Académie nationale des sciences… (1901)

Le luxe, malgré la détresse du pays, a reparu, et avec lui le règne du « fil d'or ». Tout le monde, au dire de Laffémas, a abandonné le drap pour la soie, jusqu'au marchand, au simple bourgeois, l'ouvrier et l'artisan. L'importation des soies étrangères, venant d'Italie, d'Espagne et du Levant, est évaluée à 20 millions de francs et celle des soieries qui arrivent d'Italie, d'Espagne et d'Avignon à 5o millions de francs : c'était le chiffre énoncé pour l'importation des riches étoffes de soie au temps de François Ier.
Source : Gallica

Le deuxième Centenaire de l'Académie nationale des sciences… (1901)

Un rêve ! Impôts croissants, cherté, misère et crise Fondent plus drus, hélas ! sur la noble cité.
Lorsqu'un arbre est caduc, il s'émiette et se brise : Ainsi tombe et se meurt l'antique royauté.
Sans hésiter Lyon s'ouvre à la République, Mais le respect du droit et de la liberté Arme bientôt son bras contre un joug tyrannique.
Nos murs sont bombardés, on emplit les prisons, A l'échafaud dressé sur la place publique Le mousquet vient en aide, on rase nos maisons Et Lyon perd son nom par un décret inique !
Source : Gallica

Le deuxième Centenaire de l'Académie nationale des sciences… (1901)

Le privilège de la liberté de la maîtrise avait dû être défendu contre la Royauté qui, pour se procurer des ressources, créait des lettres de maîtrise dans les corps de métiers : le Consulat avait pu résister aux injonctions royales2, mais ce privilège, en ce qui concerne la Communauté des ouvriers en draps de soie, d'or et d'argent, est indirectement détruit par les maîtres eux-mêmes par suite de la détresse de la Fabrique.
Industrie de luxe, la manufacture des soieries subit, plus que toute autre, le contre-coup des maux qui affaiblissent la fortune publique.
Source : Gallica

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