Résumé

Dominique Roget de Belloguet Origines dijonnaises dégagées des fables et des erreurs qui les ont enveloppées jusqu'à ce jour… (1851)

Ces débris ne sont-ils pas en effet des actes authentiques qui constatent l'existence d'une foule de cités, de bourgs, de villas, de temples aujourd'hui disparus? Il peut être indifférent, au point de vue exclusif de l'art, qu'une frise, qu'un bas-relief , qu'une statue viennent de tel ou tel endroit; mais, pour l'histoire de nos villes et l'étude des ruines qui couvrent le sol de notre pays, il importe au contraire extrêmement, et nous en verrons pour Dijon même une preuve des plus fâcheuses, de ne jamais perdre de vue l'origine de chacun de ces objets ou de la moindre inscription.
Source : Gallica

Dominique Roget de Belloguet Origines dijonnaises dégagées des fables et des erreurs qui les ont enveloppées jusqu'à ce jour… (1851)

Dans l'interprétation de Boullemier comme dans celle de Valois, c'est toujours un indice que le nom donné à cette localité a précédé le Castrum romain, et que Dijon a réellement une origine gauloise. Son berceau fut sans doute quelque maison de plaisance ou quelque usine bâtie près des magnifiques fontaines dont parle Grégoire de Tours; mais il faut les chercher à quelque distance du fort construit par la suite, soit à l'Orient, sur les pentes de Montmusard ou de la fontaine des Suisses, soit plutôt à l'Occident, où se trouvait la superbe source des Chartreux.
Source : Gallica

Dominique Roget de Belloguet Origines dijonnaises dégagées des fables et des erreurs qui les ont enveloppées jusqu'à ce jour… (1851)

Voici un de nos savants les plus renommés qui oublie que les noms des familles romaines étaient héréditaires, et qu'il a pu exister, plus d'un siècle après César, un gaulois nommé Julius Biracattus , de même qu'on trouve jusqu'en 70 de notre ère des Julius, Indus, Florus, Sacrovir, Tutor, Sabinus, * etc. Le père de Biracillus peut donc avoir été séparé de César par sept ou huit générations aussi bien que par une seule, et la beauté de l'épitaphe de ce jeune homme ne prouve pas plus que le basrelief du triumvirat l'existence de Dijon sous le règne d'Auguste (1) .
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature