Résumé

Le centenaire de l'Institut, 1795-1895… (1896)

Le voilà devant nos yeux, le congrès de la paix ! Voilà le congrès où la vérité est aimée pour elle-même, quel que soit le pays où elle éclate, où la poésie est adorée dans toutes les langues, où les grandes découvertes excitent le même enthousiasme, quelle que soit leur origine, et où l'on ne connaît d'autre émulation que celle de bien faire. La patrie de l'éternelle beauté est aussi la patrie de la paix.
Associés et correspondants de l'Institut de France, vous n'emporterez pas seulement d'ici le souvenir des chaleureuses sympathies qui vous ont accueillis.
Source : Gallica

Le centenaire de l'Institut, 1795-1895… (1896)

Le rêve d'une assemblée unique des savants et des artistes, des poètes et des philosophes, déjà conçu par la Constituante, devenait une réalité. Jamais la fraternité des lettres, des sciences et des arts n'avait été affirmée avec cet éclat. La nouvelle institution réunissait en un faisceau toutes les forces de la passion et de la pensée. Elle créait audessus de la société vulgaire, occupée des soins de la vie, une sorte de monde à part d'où sortiraient sans cesse pour éclairer l'humanité, pour la fortifier et la charmer, des vérités et des chefs-d'œuvre.
Source : Gallica

Le centenaire de l'Institut, 1795-1895… (1896)

Si, dans cette transfiguration de l'univers, la France a joué un rôle capital, c'est, en grande partie, à son Institut qu'elle en est redevable. La France ne serait plus la France le jour où s'attiédirait chez elle la passion des belles et des grandes choses. Vous êtes, Messieurs, les principaux ouvriers de sa gloire et les plus sûrs dépositaires de son génie. Vous transmettrez aux générations futures, accru de vos propres ressources, le trésor intellectuel que vous avez reçu, et dont vous pouvez, sans l'épuiser jamais, répandre la monnaie sur le monde.
Source : Gallica

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