Résumé

L'Empereur à l'Institut (1865)

Tarde venientibus ossa. Il rappellerait que ce mot fatal : Trop tard! qui a été dit à la royauté, pourrait bien être dit à l'Académie; qu'il n'est jamais assez tôt pour faire preuve de la plus belle de toutes les indépendances, celle de la justice; que ce que l'Empereur des Français accepterait peut-être aujourd'hui comme un hommage spontané, il peut le refuser demain comme un honmiage tardif; enfin, que le nom de Napoléon III manque plus à la gloire de Académie que le titre d'académicien ne manque a sa gloire.
Source : Gallica

L'Empereur à l'Institut (1865)

Car la dramatique et même comique histoire de l'élection de l'auteur du Génie du Christianisme, de son Discours raturé par l'Empereur, et qui ne fut jamais prononcé, est le cheval de bataille favori de ceux qui prétendent qu'un empereur, si libéral qu'il soit, est toujours un tyran pour l'Académie, et que ce gênant voisinage d'un confrère couronné la mettrait dans la perpétuelle alternative de flatter ou de déplaire, d'être servile ou rebelle.
Source : Gallica

L'Empereur à l'Institut (1865)

Nous comprendrions d'ailleurs l'objection si Napoléon III n'était qu'Empereur. Mais il est auteur. Il a un talent d'écrivain que ne donnent ni la grâce de Dieu ni la volonté nationale. C'est l'homme de lettres en lui et non le Souverain que l'Académie va chercher. C'est un homme de lettres un peu plus connu, un peu moins besoigneux, un peu mieux logé que les autres, voilà tout. Véritable homme de lettres, traitant avec Plon, et choisissant avec une perspicacité toute littéraire un éditeur qui a le courage d'imprimer de beaux livres et l'art de les vendre.
Source : Gallica

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