Fernand Giraudeau, La Mort et les funérailles de Napoléon III, par Fernand Giraudeau (1873)
“ L'un d'eux surtout émeut les assistants par l'éclat de sa douleur. C'est le maréchal Leboeuf. Il tombe à deux genoux devant la bière en s'écriant : « Mon pauvre Empereur ! mon pauvre Empereur ! » Puis il fait lentement le tour de la chapelle et, se penchant vers le corps, baise par deux fois ces mains qu'il n'a plus serrées depuis Metz. Tout le monde comprend le sentiment qui déchire l'âme honnête de ce soldat malheureux et le noble mouvement qui le courbe devant ce cercueil. On l'entoure; on le force à se relever; on l'entraîne. La foule continue à passer lente, silencieuse. ”
