Résumé

Vie de La Fontaine (1881)

“ Dans ce volume comme dans les quatre autres qui l'avaient précédé, on retrouve toujours cette morale indulgente qui pénètre le cœur sans le blesser, amuse l'enfant pour en faire un homme, et l'homme pour en faire un sage.
C'est toujours ce poète que nul n'a égalé dans l'art de donner des grâces à la raison, et de la gaieté au bon sens, sublime dans sa naïveté, et charmant dans sa négligence.
Depuis sa maladie, La Fontaine était revenu aux idées religieuses, et il ne songeait plus qu'au projet qu'il avait conçu de mettre en vers les hymnes de l'Église.
”
Source : Gallica

Vie de La Fontaine (1881)

“ « Il n'y mettait jamais rien du sien - dit de lui Louis Racine - il ne parlait pas, ou voulait toujours parler de Platon. »
La Bruyère trace ainsi le portrait de La Fontaine : « Un homme paraît grossier, lourd, stupide ; il ne sait pas parler, ni raconter ce qu'il vient de voir : s'il se met à écrire, c'est le modèle des bons contes; il fait parler les animaux, les arbres, les pierres, tout ce qui ne parle pas ; ce n'est que légèreté, qu'élégance, que beau naturel, et que délicatesse dans ses ouvrages. »
”
Source : Gallica

Vie de La Fontaine (1881)

“ Mais avec bien plus de grâces que lui, il n'a pas moins de précision, si l'on entend par un style précis celui dont on ne peut rien retrancher d'inutile, celui dont on ne peut rien ôter sans que l'ouvrage perde une beauté, et que le lecteur regrette un plaisir. Tel est le style de La Fontaine dans l'apologue : on n'y sent jamais de longueur; on n'y trouve jamais rien de vide. ”
Source : Gallica

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