Armand Jean du Plessis de Richelieu, Mémoires du cardinal de Richelieu
“ Le duc de Bouillon ne fut pas seulement tondu en ce commencement, mais en toute la suite de l’assemblée, en laquelle il ne put jamais s’assurer plus de vingt-deux voix de la noblesse et de celle d’un ministre ; encore peut-on dire avec vérité qu’ils n’étoient pas attachés à sa personne, mais à la raison et au bien de l’État, qu’il tâchoit de procurer par son intérêt : le nombre des bons étant du tout inférieur à celui des malintentionnés, il fut impossible d’empêcher que les cahiers fussent composés de façon que, quand le conseil même eût été huguenot, il n’eût su leur donner contentement. ”
