Résumé

Quelques lettres à Alphonse Peyrat… (1903)

Nous avons une foi entière dans l'impérissable dignité de l'homme, et M. Renan, qui voit peut-être notre temps trop en noir, oublie que l'heure la plus sombre de la nuit est justement la plus voisine de l'aurore.
L'instant où nous vivons est le confluent de deux éternités, le centre de deux grands courants, dont l'un sort du passé lointain, dont l'autre s'élance vers l'avenir impénétrable. C'est là que se livre la lutte éternelle entre l'esprit et la matière, ce combat sans fin entre le monde ancien et le monde moderne.
Source : Gallica

Quelques lettres à Alphonse Peyrat… (1903)

Assurément, le devoir d'un historien et d'un critique est de relever les fautes des hommes qui ont laissé un nom illustre.
Il y a en politique et en philosophie, aussi bien qu'en religion, des fanatiques qui font du tombeau de leurs saints un sanctuaire pour toutes leurs folies; c'est là un mal contre lequel la police littéraire doit se montrer sévère, mais la sévérité n'est pas l'injustice.
Source : Gallica

Quelques lettres à Alphonse Peyrat… (1903)

Mais quand en suit Beaumarchais à travers toutes les agitations de sa vie tourmentée, on voit que s'il est dédaigneux, c'est qu'il parle à un sot; dur, c'est qu'il parle à un méchant homme. Avec les hommes de talent et les hommes de bien, il a toujours le ton de la parfaite égalité; avec les hommes supérieurs, le ton de la dérence; avec tout le monde, le ton de la fierté tempérée par la simplicité et la bonhomie. Il est emporté, jamais malveillant; quelquefois souple, jamais bas ni rampant.
Les dernières années de sa vie ont appartenu à sa famille et à ses amis, qui l'adoraient. M. de Loménie
Source : Gallica

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