Gabriel Monod,
Les débuts d'Alphonse Peyrat dans la critique historique
(1907)
“ Quelle gloire ferons-nous donc au jeune historien, qui soit digne de son sacrifice? Comment le siècle récompensera-t-il cet homme qui se tue pour les dates d'une histoire? Hélas! hélasl le siècle est incrédule, et comme tous les incrédules, il est dur à ceux qui croient. Le siècle juge l'oeuvre, non à ce qu'elle a coûté, mais à ce qu'elle lui rapporte. Le siècle est si desséché de scepticisme que le beau spectacle d'une intelligence choisie s'épuisant à la recherche d'une idée, que ce lent martyre du travail ne l'émeut pas. ”
