Désiré Nisard,
Discours académiques et universitaires…
(1884)
“ L'élève sent une douceur inconnue à penser pour son compte, à s'expliquer après coup les leçons des maîtres qui l'y ont amené ; il se distingue des autres et de son propre passé; il voit naître son esprit, surprise charmante qui lui donne le désir et le besoin de le voir grandir ; ce qu'il imitait, il le fait d'original ; enfin, il s'essaye au vrai travail de l'homme, celui qui ne cesse qu'avec la vie, le plus solide de nos biens, parce que c'est celui qui nous épargne le plus de maux : la connaissance de nous-même, où commence seulement la véritable connaissance de Dieu. ”
