Résumé

Camille Doucet Concours littéraires : rapports annuels 1875-1885 (1886)

De gré ou de force, il nous emporte sur les sommets imaginaires que sa muse puissante habite et nous y retient dans l'étonnement, frappant nos yeux par de grands spectacles, troublant nos cerveaux par de grands vertiges. M. Leconte de Lisle a ses idées à lui, sa langue aussi, sa manière au moins, sa méthode et ses procédés que, tout naturellement, il applique, de bonne foi, aux œuvres qu'il compose et aux chefs-d'œuvre qu'il traduit.
Ce n'est pas le traducteur, c'est le poète, le poète hardi, fier et convaincu, que l'Académie avait à cœur de couronner.
Source : Gallica

Camille Doucet Concours littéraires : rapports annuels 1875-1885 (1886)

L'Académie voudrait pouvoir se montrer plus généreuse envers la poésie. En l'absence d'un prix spécial, elle aime à lui faire au moins une petite part dans ce concours institué pour les ouvrages utiles aux mœurs.
Tout ce qui élève l'esprit est utile aux mœurs, et M. Dorchain a pu y prétendre en composant ces vers, dont l'inspiration ne manque ni d'ampleur ni d'éclat. Ce qu'il décrit, c'est la lutte des sens avec l'idéal, les luttes de la pensée avec les tentations vulgaires, les troubles de l'âme vierge, les honnêtes scrupules et la résistance aux amours frivoles.
Source : Gallica

Camille Doucet Concours littéraires : rapports annuels 1875-1885 (1886)

Dans le dernier, le meilleur et le plus touchant, il a mis tout son cœur, versé toutes ses larmes et, jour par jour, en prose et en vers, raconté toute sa vie laborieuse et solitaire. Ce journal, qu'on ne peut lire sans émotion, méritait un prix par lui-même, tant il est plein de beaux sentiments, tant il joint l'honnêteté du fond à l'élégance naïve de la forme.
L'Académie a subi son charme et c'est avec plaisir qu'elle couronne des deux mains le digne homme, deux fois respectable, qui commença par une bonne action et qui finit par un bon livre.
Source : Gallica

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