Résumé

Portrait de Franz de Champagny Franz de Champagny Discours de M. Littré prononcé à l'Académie française… (1873)

Vous avez bien mérité de ce noble idiome que les âges voient se transformer peu à peu, je ne dis pas se défigurer, jusqu'à présent du moins. Pendant que l'Académie, à chaque demi-siècle, revise le progrès de la langue, le constate, le tempère sans prétendre l'arrêter, vous, Monsieur, revenant en arrière, vous avez envisagé toute l'histoire si compliquée et déjà si vieille de notre idiome; vous prenez chaque mot à sa source et vous le suivez à travers les formes diverses et
les acceptions différentes que chaque siècle et les grands écrivains de chaque siècle lui ont données.
Source : Gallica

Portrait de Franz de Champagny Franz de Champagny Discours de M. Littré prononcé à l'Académie française… (1873)

Au contraire M. Villemain ne faisait point de l'art pour l'art ; la littérature, disons mieux, la poésie et l'éloquence étaient pour lui deux grands instruments, donnés de Dieu à l'homme pour un but utile, noble, saint ; instruments de mort ou de vie, de ruine ou de salut pour l'homme, pour la nation, pour l'humanité. Lui, ne sépara jamais v la forme du fond; jamais il n'applaudit à la seule élégance des mots, sans pousser plus loin et sans se demander s'ils disent vrai. De là, ses préférences, inclinant le plus souvent vers la littérature la plus sérieuse.
Source : Gallica

Portrait de Franz de Champagny Franz de Champagny Discours de M. Littré prononcé à l'Académie française… (1873)

Vous avez trop vécu avec nos aïeux pour ne pas leur rendre cette justice ; vous savez bien que ni la vieille Rome ni la Grèce homérique n'ont rien d'équivalent à cette morale chevaleresque que les chanteurs du moyen âge ont, non pas créée, mais propagée ; à ce respect envers le sexe faible parce qu'il est faible (l'honneur est dû au plus faible, selon l'apôtre) , et par suite à cette dignité cette pureté, cette gloire virginale et maternelle qui appartient à la femme chrétienne. A cet égard, vous avez su rompre sans crainte avec le XVIIIe siècle, si peu historique et si peu juste.
Source : Gallica

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